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Grammaire arabe (Nahou) : Cours en ligne | Livres & PDF téléchargeable

Module 3 - Partie 1

Grammaire arabe

- Série de cours complets et GRATUITS sur la Grammaire arabe -

Cours de grammaire

Leçon 1

Cours importants dans la grammaire et la conjugaison

Fawaids indispensables dans la grammaire et la conjugaison arabe en 30 vidéos riches en enseignements.

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Leçon 2

Révision rapide d’Ajroumiya

Tour d’horizon complet de l’ouvrage Al Ajroumiya très réputé depuis des siècles. Il permet de pouvoir dialoguer et comprendre l’arabe sans faire de fautes. >> Aller au cours <<

Leçon 3

Introduction à l’analyse grammaticale

Découvrez l’introduction à une série de cours sur l’i3raab, ou analyse grammaticale en français. Une thématique majeure dans l’étude de la langue arabe.

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Leçon 1

30 Fawaids indispensables en grammaire & conjugaison

Comme tout voyage important, une bonne préparation s’impose. A travers ces quelques paragraphes j’essaierai de vous conseiller au mieux afin de ne pas refaire les erreurs que beaucoup on commit par ignorance en essayant d’apprendre l’arabe.

Au travers de cette leçon en 30 parties, nous allons voir des règles de grammaire et conjugaison à connaître par cœur pour aborder plus facilement ces deux matières.

Avant de commencer la leçon, téléchargez le document ci-dessous :

Les 3 catégories de mots dans la langue arabe
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Leçon 1/30

Les 3 catégories de mots dans la langue arabe

Durée : 1min47
Série : 30 Fawaids indispensables

As salam aleykoum wa rahmatu Llahi wa barakaatuhu, c’est Nazmi, j’espère que vous allez bien.

Aujourd’hui nous allons commencer une nouvelle série qui s’intitule :

“30 fawaids indispensables dans la grammaire et la conjugaison”

A travers cette série nous étudierons ensemble les choses indispensables que tout élève en langue arabe doit connaître, que ce soit dans la grammaire ou la conjugaison.

Commençons dès aujourd’hui avec notre premier cours:

أَقْسَامُ الكَلِمَة

Aqsaamou al kalima (أَقْسَامُ الكَلِمَة) signifie les catégories de mots.
Dans la langue arabe combien y-a-t-il de catégories de mots ? Elles sont au nombre de trois :

1_ les noms, que l’on appelle en arabe : ism (إسْم)
2_ les verbes : fi3l (فِعْل)
3_ les particules : harf (حَرْف)

Il faut donc retenir que dans la langue arabe, que vous preniez n’importe quel livre, tous les mots que rencontrerez seront des noms, des verbes ou des particules, il n’y a pas de quatrième catégorie.

Voilà pour le cours d’aujourd’hui, dans les leçons suivantes nous traiterons chacune de ces catégories une par une, et nous les étudierons plus en détail.

On se retrouve très vite dans notre prochain cours.

Le Défini et l'Indéfini & C'est quoi le Moudaf ileyh
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Leçon 2/30

Le Défini et l'Indéfini & C'est quoi le Moudaf ileyh

Durée : 4min04
Série : 30 Fawaids indispensables

As salaamu 3alaykoum wa rahmatu Llahi wa barakaatuhu, c’est Nazmi, j’espère que vous allez bien.

Le sujet de ce deuxième cours concerne les noms dans la langue arabe :
quand est-ce qu’un nom est défini, maa3rifa (مَعْرِفَة), et quand est-ce qu’il est indéfini, nakira (نَكِرَة) ?

Un nom dans la langue arabe est défini, ma3rifa (مَعْرِفَة), si :

– il est précédé d’un alif wa laam (ال); par exemple : al baytou (البَيْتُ), la maison.

Ici, on sait de quelle maison on parle, la maison est définie.
Mais si nous ne lui avions pas mis le alif laam (ال), et que l’on aurait dit bayt (بَيْتٌ), on aurait traduit cela par “une maison” et dans ce cas de figure on ne sait pas de quelle maison on parle.

– quand il est suivi d’un moudâaf ilayhi (مُضَاف إِلَيْهِ); ce terme, moudâaf ilayhi (مُضَاف إِلَيْهِ),est à apprendre car il vous servira par la suite.

Qu’est-ce qu’un moudâaf ilayhi (مُضَاف إِلَيْهِ) ? C’est un mot ma3rifa (مَعْرِفَة), défini, qui vient ajouter une information sur le mot qui le précède.

Exemple : le mot kitaab (كِتَاب), que l’on traduit par “un livre”, on ne sait pas de quel livre on parle.

Ajoutons à la suite de kitaab (كِتَاب) le mot al oustaaz (الأُسْتَاذ), qui signifie “le professeur”.
On remarque que le mot al oustaaz (الأُسْتَاذ) est précédé du alif wa laam (ال), il est donc défini, ma3rifa (مَعْرِفَة).

Al oustaaz (الأُسْتَاذ), ici, c’est ce qu’on appelle un moudâaf ilayhi. Pourquoi ? parce qu’il vient ajouter une information sur kitaab (كِتَاب).

kitaabou al oustaazi (كِتَابُ الأُسْتَاذِ) ne signifie plus “un livre”, mais “le livre du professeur”, et dans ce cas-là le mot kitaab (كِتَاب), il est défini, ma3rifa (مَعْرِفَة).

Pour résumer simplement, un mot est ma3rifa (مَعْرِفَة) dans deux cas :

1_ s’il est attaché avec un alif wa laam (ال)

2_ s’il est suivi d’un moudâaf ilayhi (مُضَاف إلَيه), c’est-à-dire un mot ma3rifa (مَعْرِفَة) qui vient lui ajouter une information.

Mais, si un mot n’a pas de alif laam (ال), ni de moudâaf ilayhi (مُضَاف إلَيه), il est indéfini, on dit qu’il est nakira (نَكِرَة).

J’espère avoir été bien clair, je vous laisse un schéma auquel vous pouvez retourner afin de pouvoir visualiser tout cela.

Faaida :

1/ Un mot qui est ma3rifa par un alif wa laam (ال), ne peut pas être suivi d’un moudâaf ilayhi (مُضَاف إلَيه).

Si nous reprenons notre exemple il aurait été incorrecte de dire :

al kitaabu al oustaaz (الكِتَابُ الأُسْتَاذ).

2/ Concernant les voyelles : un mot qui est nakira (نَكِرَة), sa base c’est qu’il se termine par un tanwin (تَنْوِين), en fonction de sa place dans la phrase, on dira :

kitaabou (كِتَابٌ)
kitaaban (كِتَابًا)
kitaabin (كِتَابٍ).

Par contre, un mot qui est ma3rifa (مَعْرِفَة), défini, ne se termine jamais par un tanwin (تَنْوِين), on dira :

kitaabu (كِتَابُ) avec une seule dâmma
kitaaba (كِتَابَ) avec une seule fatha
kitaabi (كِتَابِ) avec une seule kasra.

Voilà pour la leçon d’aujourd’hui, je vous retrouve très vite dans le cours suivant.

Les 3 catégories de verbes & Les 3 temps & Les 2 futurs
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Leçon 3/30

Les 3 catégories de verbes & Les 3 temps & Les 2 futurs

Durée : 3min45
Série : 30 Fawaids indispensables

As salamu 3aleykoum wa rahmatu Llahi wa barakaatuhu

C’est Nazmi, j’espère que vous allez bien.

Notre leçon du jour va traiter des verbes en détail.

Premièrement : أَنْوَاعُ الأَفْعَالِ

Voyons d’abord les catégories de verbe dans la langue arabe, anwaa3ou al af3aal (أَنْوَاعُ الأَفْعَالِ).

En arabe il y a trois catégories de verbe :

1_ al maadîi (المَاضِي) : qui indique que l’action a été faite dans le passé.

2_ al moudâari3 (المُضَارِع) : qui indique que l’action se produit au moment présent; il l’utilise également pour indiquer le futur, comme nous le verrons dans la suite du cours.

3_ al amr (الأَمْر) : c’est l’impératif, il indique un ordre.

Lorsque l’on veut conjuguer un verbe dans la langue arabe, on commence au maadîi (المَاضِي), ensuite au moudâari3 (المُضَارِع) puis au amr (الأمْر).

Voilà pour les catégories de verbe dans la langue arabe.

Deuxièmement : الأَزْمَانُ الثَّلاثَةِ

Dans la langue arabe, il y a trois temps, qu’il ne faut pas confondre avec les catégories de verbe. C’est ce qu’on appelle al azmaan atthalaatha (الأَزْمَانُ الثَّلاثَةِ) :

1_ al maadîi (المَاضِي), le passé

2_ al haal (الحَال), qui correspond au moment présent

3_ al moustaqbaal (المُسْتَقْبَل), le futur.

Il faut savoir que le futur dans la langue arabe est de deux catégories, le futur proche et le futur lointain, et qui montre la richesse de cette langue.

Comment se construisent-ils ?

– Pour le futur proche on ajoute avec le fi3l au moudâari3 (الفِعْلُ المُضَارِع) un siin avec une fatha (سَ).

Par exemple : aktoubou (أَكْتُبُ) qui signifie “j’écris”; si nous voulons dire “je vais écrire”, cela donnera : sa aktoubou (سَأَكْتُبُ).

– Et pour indiquer qu’une action va se dérouler dans un futur lointain, on ajoute avec le fi3l au moudâari3 (الفِعْلُ المُضَارِع), non pas un siin avec une fatha (سَ), mais un mot : sawfa (سَوْفَ).

Par exemple : ousaafirou (أُسَافِرُ) qui signifie “je voyage”; si nous voulons dire “je vais voyager” dans un futur lointain, cela donnera : sawfa ousaafirou (سَوْفَ أُسَافِرُ).
Le fait d’ajouter ce mot-là, sawfa (سَوْفَ), nous permet de comprendre que l’action de voyager se fera dans un futur lointain.

Faisons un petit récapitulatif; dans la langue arabe il y a trois catégories de verbe :

– al maadîi (المَاضِي)
– al moudâari3 (المُضَارِع)
– al amr (الأَمْر)

Et il y a trois temps :

– al maadîi (المَاضِي)
– al haal (الحَال)
– al moustaqbaal (المُسْتَقْبَل)

Le moustabaal (المُسْتَقْبَال) est de deux types :

– moustaqbaal qariib (مُسْتَقْبَل قَرِيب), pour un futur proche
– moustaqbaal ba3iid (مُسْتَقْبَل بَعِيد), pour un futur lointain

Retenez bien ceci in shaa Allah, et je vous retrouve très vite pour une nouvelle leçon.

Les deux catégories de Hourouf
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Leçon 4/30

Les deux catégories de Hourouf

Durée : 3min00
Série : 30 Fawaids indispensables

As salamu 3alaykoum wa rahmatu Llahi wa barakaatuhu

C’est Nazmi, j’espère que vous allez bien.

Nous avons vu précédemment qu’il y a dans la langue arabe trois catégories de mots :

– les noms
– les verbes
– les particules

Dans la continuité de cela, nous allons traiter aujourd’hui des particules en détail.

Pour commencer, on traduit “les particules” en arabe par al hourouuf (الحُرُوف). Et les hourouufs (الحُرُوف) dans la langue arabe se divisent en deux grandes catégories :

– hourouuf mabnaa (حُرُوف مَبْنَى)
– houroufuf ma3naa (حُرُوف مَعْنَى)

1/ حُرُوف مَبْنَى

Ce sont tout simplement les lettres de l’alphabet, les lettres qui composent un mot :
ج, ث, ت, ب, ا …

Voilà ce que l’on appelle hourouuf mabnaa (حُرُوف مَبْنَى); mais lorsque l’on dit que dans la langue arabe il y a trois grandes catégories de mots (les noms, les verbes, les particules), ce n’est pas celles-ci qui sont voulues, mais la deuxième catégorie de hourouuf : hourouuf ma3naa (حُرُوف مَعْنَى).

2/ حُرُوف مَعْنَى

hourouuf ma3naa (حُرُوف مَعْنَى) sont donc celles qui font parti des trois catégories de mots.

Parmis ces hourouufs ma3naa il y a le siin (س) que l’on met devant le fi3l moudâa3ir (الفِعْل المًضَارِع) pour indiquer le futur.
Pourquoi c’est une harf (حَرْف) parmis les hourouuf ma3naa ? parce qu’elle donne un sens à la phrase : quand on va ajouter ce siin (س) au fi3l moudâari3 (فِعْل مًضَارِع) cela va indiquer que le verbe est au futur, que l’action se produira dans le futur.

Également parmis les hourouuf ma3naa ,la harf lam (لَمْ), qui s’écrit avec un laam (ل) et un miim (م).
Si l’on place (لَمْ) devant le fi3l au moudâari3, qui indique normalement le présent, cela donnera le sens d’une négation au passé.

Par exemple : aktoubou (أَكْتُبُ), qui signifie “j’écris”.
Si on dit : lam aktoub (لَمْ أَكْتُبْ) on le traduira alors par “je n’ai pas écris”; c’est désormais une négation au passé, et la cause de cela est le fait d’avoir ajouter la particule lam (لَمْ).

Pour résumer, dans la langue arabe il y a deux grandes catégories de hourouuf :

– hourouuf mabnaa (حُرُوف مَبْنَى), qui ne font pas parti des trois catégories de mots;

– hourouuf ma3naa (حُرُوف مَعْنَى), que l’on traduit par “particules” et qui sont celles citées dans les trois catégories de mots.

Voilà pour le cours d’aujourd’hui, à très vite pour un nouveau cours.

Les deux catégories de phrases
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Leçon 5/30

Les deux catégories de phrases

Durée : 4min20
Série : 30 Fawaids indispensables

As salamu 3aleykoum wa rahmatu Llahi wa barakaatuhu

C’est Nazmi, j’espère que vous allez bien.

Dans le cours d’aujourd’hui nous allons étudier la phrase dans la langue arabe.

Il y a deux catégories de phrase dans la langue arabe :

– la phrase nominale, que l’on traduit par al joumla al ismiyya (الجُمْلَة الاِسْمِيَّة);

– la phrase verbale, al joumla al fi3liyya (الجُمْلَةُ الفِعْلِيَّة).

Pour faire simple, la phrase nominale commence par un nom, et la phrase verbale commence par un verbe.

Dans le cours d’aujourd’hui nous allons commencer a étudier la phrase nominale, al joumla al ismiyya (الجُمْلَة الاِسْمِيَّة).

De quoi se compose la phrase nominale? Quels sont ses piliers ?

Les piliers de la phrase nominale sont au nombre de deux :

1/ le moubtada (المُبْتَدأُ)
2/ le khabar (الخَبَر)

1/ المُبْتَدأُ

Al moubtada (المُبْتَدأُ) c’est le premier mot qui commence la phrase nominale.
Al moubtada est une particularité de la langue arabe dû à sa richesse, et n’a pas d’équivalent dans la grammaire française.

Donc le premier mot qui commence la phrase nominale s’appelle le moubtada (المُبْتَدأُ).

2/ الخَبَر
Le khabar (الخَبَر) c’est ce qui va venir après le moubtada (المُبْتَدَأ) et donner une information sur le moubtada. Et nous verrons dans les cours suivants que le khabar (الخَبَر) peut être un mot ou une phrase.

Exemple de joumla ismiyya (الجُمْلَة الاِسْمِيَّة) :

– attâalibou jamiiloun (الطَّالِبُ جَمِيلٌ), L’étudiant est beau.

attâalibou (الطَّالِبُ) : “l’étudiant” ,c’est le moubtada
jamiiloun (جَمِيلٌ) : “beau”, c’est le khabar.

Le mot jamiiloun (جَمِيلٌ) donne une information sur le moubtada (المُبْتَدَأ), c’est pour cette raison que jamiiloun (جَمِيلٌ) c’est le khabar (الخَبَر).

La règle de base du moubtada (المُبْتَدَأ) et du khabar (الخَبَر) c’est qu’ils se finissent toujours par une dâmma (ضَمَّة).

On ne dira pas : attâaliba jamiilin (الطَّالِبَ جَمِيلٍ), mais attâalibou jamiiloun (الطَّالِبُ جَمِيلٌ).

Et il faut également savoir que le moubtada (المُبْتَدَأ) est toujours ma3rifa (مَعْرِفَة), défini, c’est la raison pour laquelle (الطَّالِبُ) a un alif wa laam (ال).

Récapitulons; dans la langue arabe il y a deux catégories de phrase :

– al joumla al ismiyya (الجُمْلَة الاِسْمِيَّة) qui est la phrase nominale
– al joumla al fi3liyya (الجُمْلَةُ الفِعْلِيَّة) qui est la phrase verbale.

La phrase nominale comme par un nom, et la phrase verbale commence par un verbe.

La phrase nominale est composée de deux piliers :

– le moubtada (المُبْتَدَأ), il n’a pas d’équivalent en français mais que l’on peut définir par “le premier mot qui commence la phrase nominale”.

– le khabar (الخَيَر) c’est ce qui vient après le moubtada pour donner une information sur le moubtada.

Nous avons donné pour exemple : attâalibou jamiiloun (الطَّالِبَ جَمِيلٍ), L’étudiant est beau.

Nous avons également dit que la base du moubtada et du khabar est qu’ils finissent toujours par une dâmma.

Le moubtada doit toujours être ma3rifa (مَعْرِفَة), c’est-à-dire qu’il doit avoir un alif wa laam (ال) par exemple.

Voilà pour la leçon d’aujourd’hui, mémoriser ceci et je vous retrouve très vite pour le prochain cours.

La phrase verbale
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Leçon 6/30

La phrase verbale

Durée : 3min47
Série : 30 Fawaids indispensables

As salamu 3aleykoum wa rahmatu Llahi wa barakaatuhu

C’est Nazmi, j’espère que vous allez bien.

Nous n’avons pas encore terminé l’étude de la joumlaa al ismiyya (الجُمْلَةُ الاِسْمِيَّةُ) et nous y reviendrons dans les cours suivants, mais avant cela nous avons besoin d’étudier certaines choses afin de bien maitriser al joumla al ismiyya (الجُمْلَةُ الاِسْمِيَّةُ) en détail.

Le cours d’aujourd’hui va traiter de la phrase verbale, al joumla al fi3liyya (الجُمْلَةُ الفِعْلِيَّةُ) et nous allons voir ce que cela signifie.

الجُمْلَةُ الفِعْلِيَّةُ

Pour commencer, nous avons dit dans le cours précédent que la phrase verbale commence par un verbe, qu’il soit au maadîi (المَاضِي), au moudâari3 (المُضَارِع) ou au amr (الأَمْر). C’est ce que l’on appelle une joumla fi3liyya (الجُمْلَةُ الفِعْلِيَّةُ).

Les piliers de la joumlaa fi3liyya sont au nombre de deux :

1/ le verbe, que l’on traduit par le fi3l (الفِعْل)
2/ le sujet, al faa3il (الفَاعِل).

S’il manque un de ces deux piliers, la phrase ne sera pas cohérente, cela ne sera donc pas une phrase verbale.

Il faut savoir que dans une phrase verbale, le sujet vient toujours après le verbe; si le sujet est placé avant le verbe cela devient une joumla ismiyya (جُمْلَةُ اِسْمِيَّة).
Pourquoi ? tout simplement car la phrase commence par un nom et non plus par un verbe.

Exemple : kataba mouhammadoun (كَتَبَ مُحَمَّدٌ), Mouhammad a écrit.

– kataba (كَتَبَ), est un fi3l au maadîi (فِعْلٌ مَاضٍ)
– mouhammadoun (مُحَمَّدٌ), c’est le faa3il (الفَاعِل), le sujet

Si nous avions dit : mouhammadoun kataba (مُحَمَّدٌ كَتَبَ), le sens de la phrase aurait été identique; cependant cette phrase-là nous aurait été qualifiée de joumla ismiyya (جُمْلَةُ اِسْمِيَّة), de phrase nominale, car elle commencerait par mouhammad (مُحَمَّدٌ), qui est un nom et qui n’est pas un verbe.

Voyons maintenant une notion spécifique à la phrase verbale : al maf3ouuloun bihi (المَفْعُولٌ بِهِ), que l’on peut traduire par le complément d’objet direct, c’est-à-dire ce sur quoi l’action a été faite.

Donc :
– le sujet, al faa3il (الفَاعِل), c’est celui qui fait l’action
– al maf3ouul bihi (المَفْعُولٌ بِهِ), correspond à ce sur quoi l’action du verbe en question a été faite.

Sachez que al maf3ouul bihi (المَفْعُولُ بِهِ) n’est pas obligatoire, et il y a même certaines phrases où il n’est pas possible d’en mettre.

Pour résumer, la phrase verbale se compose de deux piliers obligatoires :
– d’un fi3l (الفِعْل)
– d’un faa3il (الفَاعِل).

Et parfois il est possible d’ajouter :
– al maf3ouul bihi (المَفْعُولُ بِهِ), qui correspond au complément d’objet direct.

Exemple : kataba mouhammadoun addarsa (كَتَبَ مُحَمَّدٌ الدَّرْسَ), Mohammed a écrit le cours.

– qui a écrit le cours ? mouhammad (مُحَمَّدٌ)
– qu’est-ce que mouhammad a écrit ? addarsa (الدَّرْسَ), le cours. C’est le maf3ouul bihi (المَفْعُولُ بِهِ), le complément d’objet direct.

Enfin sachez que la règle de base du maf3ouul bihi (المَفْعُولُ بِهِ) c’est qu’il se finit toujours par une fatha, et c’est la raison pour laquelle nous avons dit addarsa (الدَّرْسَ), et non pas addarsou (الدَّرْسُ) ou addarsi (الدَّرْسِ).

Voilà pour le cours d’aujourd’hui, je vous retrouve très vite pour une nouvelle leçon.

Les houroufs al jarr et leurs sens
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Leçon 7/30

Les houroufs al jarr et leurs sens

Durée : 6min11
Série : 30 Fawaids indispensables

As salamu 3aleykoum wa rahmatu Llahi wa barakaatuhu

C’est Nazmi, j’espère que vous allez bien.

Aujourd’hui nous allons traiter d’un nouveau sujet intitulé :

الظُّرُوفُ

Addhôurouuf (الظُّرُوفُ) que l’on traduit par “les prépositions” est le pluriel de addhârf (الظَّرْفُ).

Les prépositions sont de deux catégories :

– dhârf azzamaan (ظَّرْفُ الزَّمَانِ), les prépositions de temps
– dhârf al makaan (ظَّرْفُ المَكَانِ), les prépositions de lieu.

Maintenant que nous avons vu les termes grammaticaux, rentrons dans le cœur de la leçon.

1/ ظَّرْفُ الزَّمَانِ

Q’est-ce qu’un dhârf azzamaan (ظَّرْفُ الزَّمَانِ) ? Nous avons par exemple :

– qabla (قَبْلَ) que l’on traduit par “avant”
– ba3da (بَعْدَ) qui signifie “après”.

2/ ظَّرْفُ المَكَانِ

Pamis les dhôurouuf al makaan (ظُّرُوفُ المَكَانِ) citons par exemple :

– fawqa (فَوْقَ) qui signifie “au dessus”
– tahta (تَحْتَ), “en dessous”.

Nous n’avons cité volontairement que deux exemples par catégories de prépositions afin de vous faciliter, mais il y en a beaucoup d’autres.

Ce qu’il faut savoir :

– les prépositions de temps et de lieu se terminent toujours par une fatha :
(قَبْلَ, بَعْدَ, فَوْقَ, تَحْتَ);

– le mot qui vient après une préposition de lieu ou de temps est obligatoirement un moudâafou ilayhi (مُضَاف إِلَيْه), un terme que nous avons déjà vu dans les cours précédents;

– le moudâaf ilayhi (المُضَاف إِلَيْه) se termine toujours par une kasra.

Par exemple :

– “au dessus de la maison” cela donne : fawqa al bayti (فَوْقَ البَيْتِ)
– “en dessous du bureau” : tahta al maktabi (تَحْتَ المَكْتَبِ).

Voilà pour le cours d’aujourd’hui, il était relativement court, et je vous conseille de l’apprendre par cœur, ainsi que les exemples. Et surtout retenez que :

– les prépositions de lieu et de temps, dhôurouuf al makaan wa azzamaan (ظُّرُوفُ المَكَانِ و الزَّمَانِ) se terminent toujours par une fatha.

– le mot qui suit est toujours un moudâafou ilayhi ().

– le moudâaf ilayhi (المُضَاف إِلَيْه) se finit obligatoirement par une kasra.

A très vite pour une nouvelle leçon.

Les prépositions de lieu & de temps
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Leçon 8/30

Les prépositions de lieu & de temps

Durée : 2min54
Série : 30 Fawaids indispensables

As salamu 3aleykoum wa rahmatu Llahi wa barakaatuhu

C’est Nazmi, j’espère que vous allez bien.

Aujourd’hui nous allons traiter d’un nouveau sujet intitulé :

الظُّرُوفُ

Addhôurouuf (الظُّرُوفُ) que l’on traduit par “les prépositions” est le pluriel de addhârf (الظَّرْفُ).

Les prépositions sont de deux catégories :

– dhârf azzamaan (ظَّرْفُ الزَّمَانِ), les prépositions de temps
– dhârf al makaan (ظَّرْفُ المَكَانِ), les prépositions de lieu.

Maintenant que nous avons vu les termes grammaticaux, rentrons dans le cœur de la leçon.

1/ ظَّرْفُ الزَّمَانِ

Q’est-ce qu’un dhârf azzamaan (ظَّرْفُ الزَّمَانِ) ? Nous avons par exemple :

– qabla (قَبْلَ) que l’on traduit par “avant”
– ba3da (بَعْدَ) qui signifie “après”.

2/ ظَّرْفُ المَكَانِ

Pamis les dhôurouuf al makaan (ظُّرُوفُ المَكَانِ) citons par exemple :

– fawqa (فَوْقَ) qui signifie “au dessus”
– tahta (تَحْتَ), “en dessous”.

Nous n’avons cité volontairement que deux exemples par catégories de prépositions afin de vous faciliter, mais il y en a beaucoup d’autres.

Ce qu’il faut savoir :

– les prépositions de temps et de lieu se terminent toujours par une fatha :
(قَبْلَ, بَعْدَ, فَوْقَ, تَحْتَ);

– le mot qui vient après une préposition de lieu ou de temps est obligatoirement un moudâafou ilayhi (مُضَاف إِلَيْه), un terme que nous avons déjà vu dans les cours précédents;

– le moudâaf ilayhi (المُضَاف إِلَيْه) se termine toujours par une kasra.

Par exemple :

– “au dessus de la maison” cela donne : fawqa al bayti (فَوْقَ البَيْتِ)
– “en dessous du bureau” : tahta al maktabi (تَحْتَ المَكْتَبِ).

Voilà pour le cours d’aujourd’hui, il était relativement court, et je vous conseille de l’apprendre par cœur, ainsi que les exemples. Et surtout retenez que :

– les prépositions de lieu et de temps, dhôurouuf al makaan wa azzamaan (ظُّرُوفُ المَكَانِ و الزَّمَانِ) se terminent toujours par une fatha.

– le mot qui suit est toujours un moudâafou ilayhi ().

– le moudâaf ilayhi (المُضَاف إِلَيْه) se finit obligatoirement par une kasra.

A très vite pour une nouvelle leçon.

Les trois catégories de Khabar
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Leçon 9/30

Les trois catégories de Khabar

Durée : 7min19
Série : 30 Fawaids indispensables

As salamu 3aleykoum wa rahmatu Llahi wa barakaatuhu

C’est Nazmi, j’espère que vous allez bien.

Dans les cours précédents nous avons vu :

– al joumla al ismiyya (الجُمْلَةُ الاِسْمِيَّةُ) et al joumla al fi3liyya (الجُمْلَةُ الفِعْلِيَّةُ)

– puis hourouuf al jarr (حُرُوفُ الجَرِّ)

– et enfin addhôurouuf (الظُّرُوفُ), les prépositions de lieu ou de temps.

Toutes ces leçons vont nous servir dans le cours d’aujourd’hui qui s’intitule :

أَنْوَاعُ الخَبَرِ

Anwaa3ou al khabar (أَنْوَاعُ الخَبَرِ) signifie “les catégories de khabar”.

Dans ce cours nous allons revenir et terminer notre leçon sur al joumla al ismiyya (الجُمْلَةُ الاِسْمِيَّةُ), la phrase nominale.

Petit rappel, la phrase nominale se compose de deux piliers :

– le moubtada (المُبْتَدَأُ), c’est le mot qui commence la phrase nominale, il n’a pas d’équivalent en français

– le khabar (الخَبَرُ), c’est ce qui vient après le moubtada et donne une information sur le moubtada.

Nous avions dit que le khabar (الخَبَر) n’est pas toujours un seul mot, mais qu’il peut aussi être une phrase.

Et c’est notre sujet aujourd’hui, anwaa3ou al khabar (أَنْوَاعُ الخَبَرِ).

Le khabar (الخَبَر) est de trois grandes catégories.

1/ خَبَر مُفْرَد

Cela signifie que le khabar (الخَبَر) n’est composé que d’un seul mot.

Exemple : attâalibou jamiiloun (الطَّالِبُ جَمِيلٌ)

jamiiloun (جَمِيلٌ), c’est le khabar, il est composé d’un seul mot, on l’appelle khabar moufrad (خَبَر مُفْرَد).

2/ خَبَر جُمْلَة

Ici le khabar sera une phrase; soit une phrase nominale, soit une phrase verbale.

a_ خَبَر جُمْلَة فِعْلِيَّة

Exemple : attâalibou kataba addarsa (الطَّالِبُ كَتَبَ الدَّرْسَ), L’étudiant a écrit le cours.

– attâalibou (الطَّالِبُ) c’est le moubtada (المُبْتَدَأ) car il commence la phrase nominale

– kataba addarsa (كَتَبَ الدَّرْسَ) c’est le khabar (الخَبَر), il apporte une information sur le moubtada (المُبْتَدَأ).

“a écrit le cours” apporte donne une information sur “l’étudiant”. On dit que c’est un khabar joumla fi3liyya (خَبَر جُمْلَة فِعْلِيَّة) car ce khabar-là commence par un fi3l (فِعْل).

b_ خَبَر جُمْلَة اِسْمِيَّة

Exemple : attâalibou kitaabouhou jadiidou (الطَّالِبُ كِتَابُهُ جَدِيدٌ), L’étudiant, son livre est nouveau.

– attâalibou (الطَّالِبُ) c’est le moubtada (المُبْتَدَأ)

-kitaabouhou jadiidou (كِتَابُهُ جَدِيدٌ), c’est le khabar (الخَبَر), il donne une information sur attâalibou (الطَّالِبُ).

Mais ce khabar-là est également une joumlaa ismiyya (جُمْلَة اِسْمِيَّة), car elle commence par un nom : kitaabouhou (كِتَابُهُ).
Et le haa (هُ) que l’on a ajouté à la fin de kitaab (كِتَاب) c’est un moudâaf ilayhi (مُضَاف إلَيه), il est venu définir le mot kitaab (كِتَاب).
Donc kitaab (كِتَاب) ici, il est défini, car le haa (هُ) de kitaabouhou (كِتَابُهُ) il est possible de le remplacer par attâalib (الطَّالِبُ) : kitaabou attâalibi (كِتَابُ الطَّالِبِ).
Le mot kitaab (كِتَاب) étant défini, il peut débuter une joumla ismiyya (جُمْلَة اِسْمِيَّة) Pourquoi ? car nous avons appris que le moubtada doit obligatoirement ma3rifa (مَعْرِفَة), défini.

Et jadiidoun (جَدِيدٌ) c’est le khabar de kitaabouhou (كِتَابُهُ).

Donc pour faire simple, nous avons une petite phrase composée d’un moubtada et d’un khabar moufrad : kitaabouhou jadiidoun (كِتَابُهُ جَدِيدٌ).

Et nous avons la grande phrase : attâalibou kitaabouhou jadiidoun (الطَّالِبُ كِتَابُهُ جَدِيدٌ), qui est composée d’un moubtada : attâalibou (الطَّالِبُ), et d’un khabar joumla ismiyya : kitaabouhou jadiidoun (كِتَابُهُ جَدِيدٌ).

Observez le schéma afin de bien comprendre cette leçon qui est, certes, légèrement plus difficile que les autres, mais non moins importante.

3/ خَبَر شِبْهِ جُمْلَة

Le mot shibh (شِبْه) indique la ressemblance, le khabar shibhi joumlaa (خَبَر شِبْهِ جُمْلَة) est donc un khabar qui ressemble à une phrase.

Pourquoi dit-on qu’il ressemble à une phrase ? tout simplement car :

– il est composé de plusieurs mots, et de ce fait il ressemble à une phrase
– mais il ne commence ni par un nom, ni par un verbe, ce n’est donc pas une phrase.

De ce fait, qu’est-ce qui est concerné par cette catégorie de khabar ?

a_ خَبَر جَرّ وَ مَجْرُور

Exemple : attâalibou fii al fasli (الطَّالِبُ فِي الفَصْلِ), L’étudiant est dans la classe.

– attâalibou (الطَّالِبُ), “l’étudiant”, c’est le moubtada (المُبْتَدَأ)

– fii al fasli ( فِي الفَصْلِ), “dans la classe”, c’est le khabar (الخَبَر).

Le khabar est composé de plusieurs mots, mais ce n’est pas une joumla car fii (فِي) est une particule, une harf jarr (حَرْف جَرّ), ce n’est ni un nom, ni un verbe; c’est ce qu’on appelle : khabar jarr wa majrouur (خَبَر جَرّ وَ مَجْرُور).

b_ خَبَر ظَرْف وَ مُضَاف إِلَيه

Lorsque le khabar shibhi joumla (خَبَر شِبْهِ جُمْلَة) commence par un dhâarf (ظَرْف), une préposition de lieu ou de temps, on l’appelle khabar dhârf wa moudâaf ilayhi (خَبَر ظَرْف وَ مُضَاف إِلَيه).

Exemple : attâalibou fawqa al bayti (الطَّالِبُ فَوْقَ البَيْتِ), L’étudiant est au dessus de la maison.

– attâalibou (الطَّالِبُ), c’est le moubtada (المُبْتَدَأ).

– fawqa (فَوْقَ), c’est un dhârf makaan (ظَرْف مَكَان), une préposition de lieu.

– al bayti (البَيْتِ), c’est un moudâaf ilayhi (مُضَاف إلَبه); pourquoi ? car après une préposition de lieu ou de temps il y a toujours un moudâaf ilayhi.

– fawqa al bayti (فَوْقَ البَيْتِ), on dit que c’est un khabar dhârf wa moudâaf ilayhi (خَبَر ظَرْف وَ مُضَاف إِلَيه).

Récapitulons, le khabar est de trois grandes catégories :

– khabar moufrad (خَبَر مُفْرَد) : quand ce n’est qu’un mot.

– khabar joumla (خَبَر جُمْلَة) : si c’est une phrase nominale ou verbale

– khabar shibhi joumla (خَبَر شِبْهِ جُمْلَة) : si le khabar est composé de plusieurs mots mais qu’il ne débute pas par un nom ni par un verbe.
Si le khabar commence par un harf jarr, c’est un khabar jarr wa majrouur (خَبَر جَرّ وَ مَجْرُور); s’il commence par un dhârf, c’est khabar dhârf wa moudâaf ilayhi (خَبَر ظَرْف وَ مُضَاف إِلَيه).

Voilà pour le cours d’aujourd’hui, il est relativement plus difficile que les précédentes leçons, mais il est très important. Prenez le temps pour l’apprendre et le comprendre, mettez-le en pratique en faisant des phrases comme dans les exemples.

Je vous dis à très vite pour un nouveau cours.

Tableau récapitulatif des termes grammaticaux
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Leçon 10/30

Tableau récapitulatif des termes grammaticaux

Durée : 4min09
Série : 30 Fawaids indispensables

As salamu 3aleykoum wa rahmatu Llahi wa barakaatuhu

C’est Nazmi, j’espère que vous allez bien.

Depuis le début de notre série, nous avons étudié énormément de leçons importantes, et il me semblait important de faire un tableau récapitulatif des termes grammaticaux.

Nous avons vu que la terminaison de base :

– du moubtada (المُبْتَدَأ) et du khabar (الخَبَر), est obligatoirement une dâmma (ضَمَّة)

– du sujet, al faa3il (الفَاعِل),est aussi une dâmma

– du maf3ouuloun bihi (مَفْعُولٌ بِهِ), une fatha (فَتْحَة)

– du mot qui suit un harf jarr (حَرْف جَرّ), que l’on appelle ism majrouur (اِسْمٌ مَجْرُور), une kasra (كَسْرَة)

– du moudâafou ilayhi (مُضَاف إِلَيه), est également une kasra. Le moudâaf ilayhi (المُضَافُ إِلَيه) est un mot qui vient après un dhârf (ظَرْف), ou, apporte une information sur le mot qui le précède.

Au vu de toutes ces informations, j’ai voulu, à l’aide d’un tableau, faire un résumé, afin de les maîtriser parfaitement avant de continuer notre série.

Quelle est l’appellation d’un mot selon sa terminaison?

Sachez que lorsqu’un mot se termine par :

– une dâmma (ضَمَّة) ou deux dâmma (ضَمَتَانِ),on dit qu’il est marfouu3 (مَرْفُوع)

– une fatha (فَتْحَة) ou deux fatha (فَتْحَتَانْ), on dit qu’il est mansôuub (مَنْصُوب)

– une kasra (كَسْرَة) ou deux kasra (كَسْرَتَانِ), majrouur (مَجْرُور)

– un soukoun (سُكُون), majzouum (مَجْزُوم); cela est spécifique au verbe, comme nous le verrons par la suite, un nom ne peut pas se terminer par un soukoun.

1/ المَرْفُوع
Qu’est-ce qui va être marfouu3 (مَرْفُوع) ?

– le moubtad (المُبْتَدَأ)
– le khabar (الخَبَر)
– le faa3il (الفَاعِل).

2/ المَنْصُوب

Qu’est-ce qui va être mansôuub (مَنْصُوب) ?

– al maf3ouul bihi (المَفْعُول بِهِ).

3/ المَجْرُور

Qu’est-ce qui va être majrouur (مَجْرُور) ?

– al ism al majrouur (الاِسْمُ المَجْرُور)

– al moudâaf ilayhi (المُضَاف إِلَيه).

Exemples :

a_ attâalibou jamilloun (الطَّالِبُ جَمِيلٌ), L’étudiant est beau.

– attâalibou (الطَّالِبُ), c’est le moubtada (المُبْتَدَأ), il termine donc par une dâmma.

– jamilloun (جَمِيلٌ), c’est le khabar (الخَبَر), il se termine par deux dâmma.

Pourquoi jamiiloun (جَمِيلٌ) se termine par deux dâmma ? Parce qu’il n’est pas ma3rifa (مَعْرِفَة) mais nakira (نَكِرَة).
Dans les leçons précédentes nous avons appris que quand un nom est ma3rifa (مَعْرِفَة) il n’a qu’une seule voyelle, et quand il est nakira (نَكِرَة) il en a deux.

b_ kataba attâalibou addarsa (كَتَبَ الطَّالِبُ الدَّرْسَ), L’étudiant a écrit le cours.

– kataba (كَتَبَ), c’est le verbe (nous le laissons de côté pour le moment)

– attâalibou (الطَّالِبُ), c’est le faa3il (الفَاعِل), le sujet, il est marfouu3 (مَرْفُوع), il se termine donc par une dâmma.

– addarasa (الدَّرْسَ), c’est le maf3ouuloun bihi (مَفْعُولٌ بِهِ), il est mansôuub (مَنْصُوب), il se termine par une fatha.

c_ attâlibou fi al fasli (الطَّالِبُ فِي الفَصْلِ), L’étudiant est dans la classe.

fii (فِي) est un harf jarr (حَرْفُ جَرٍّ) donc le mot qui le suitة “al fasli”, (الفَصْلِ), est ism majroour (اِسْمٌ مَجْرُور), il se termine par une kasra.

d_ attâalibou fawqa al bayti (الطَّالِبُ فَوْقَ البَيْتِ), L’étudiant est au dessus de la maison.

– al bayti (البَيْتِ), c’est le moudâaf ilayhi (المُضَاف إللَيه), il se termine donc par une kasra, il est majrouur (مَجْرُور).

Voilà pour notre tableau, il nous a permis de résumer ce que l’on a étudié depuis le début.

Je vous retrouve très vite pour notre prochain cours.

Les 3 catégories de noms & comment faire le i3raab
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Leçon 11/30

Les 3 catégories de noms & comment faire le i3raab

Durée : 3min30
Série : 30 Fawaids indispensables

As salamu 3aleykoum wa rahmatu Llahi wa barakaatuhu

C’est Nazmi, j’espère que vous allez bien.

Dans cette nouvelle leçon nous allons étudier deux choses :

1/ nous allons voir que les noms dans la langue arabe, d’un point de vue du nombre, sont de trois catégories

2/ puis nous allons apprendre comment faire un i3raab (إِعْرَاب), c’est-à-dire, la manière de donner la classe grammaticale d’un mot quand il est dans une phrase.

Premièrement : أَنْوَاعُ الاِسْمِ

Les noms dans la langue arabe sont de trois catégories :

– al moufrad (المُفْرَد), le singulier
– al mouthannaa (المُثَنَّى), le duel
– al jam3 (الجَمْع), le pluriel

Et notre cours d’aujourd’hui traitera du moufrad (المُفْرَد), le singulier.

Deuxièmement : إِعْرَابُ المُفْرَدِ

1er exemple : attâalibou jamiiloun (الطَّالِبُ جَمِيلٌ)

– attâalibou (الطَّالِبُ) est au singulier. Son i3raab (الإِعْرَابُ) se fait de la manière suivante :

مُبْتَدَأٌ مَرْفُوعٌ وَ عَلَامَةُ رَفْعِهِ الضَّمَّةُ

Premièrement : on donne sa classe grammaticale, attâalib (الطَّالِبُ), ici, c’est un moubtada (مُبْتَدَأ), c’est le nom qui commence la joumla ismiyya.

Deuxièmement : on indique la terminaison, il est marfouu3 (مَرْفُوع) car le moubatada est toujours marfouu3 (مَرْفُوع).

Troisièmement : comment reconnaît-on que ce mot est marfouu3 (مَرْفُوع) ?
Le signe qu’il est marfouu3, wa 3alaamatou raf3ihi (عَلَامَةُ رَفْعِهِ), est le fait qu’il se termine par une dâmma (الضَّمَّةُ). Donc on dit dans al i3raab : wa ralaamatou raf3ihi addâma (وَ عَلَامَةُ رَفْعِهِ الضَّمَّةُ).

– jamiilloun (جَمِيلٌ) est également au singulier. Quel est son i3raab ?

خَبَرٌ مَرْفُوعٌ وَ عَلَامَةُ رَفْعِهِ الضَّمَّةُ

Premièrement : on donne sa classe grammaticale : khabar (خَبَرٌ).

Deuxièmement : sa terminaison : marfouu3 (مَرْفُوع), car le khabar (الخَبَر) est toujours marfouu3 (مَرْفُوع).

Troisièmement : le signe qu’il est marfouu3 (مَرْفُوع) : il se termine par une dâmma (ضَّمَّة).

2ème exemple : raaytou attâaliba (رَأَيْتُ الطَّالِبَ)

– attâaliba (الطَّالِبَ), il se termine par une fatha, c’est un maf3ouul bihi (مَفْعُولٌ بِهِ). Quel est son i3raab ?

مَفْعُولٌ بِهِ وَ عَلَامَةُ نَصْبِهِ الفَتْحَةُ

3éme exemple : sallamtou 3alaa attâalibi (سَلَّمْتُ عَلَى الطَّالِبِ)

– attâalibi (الطَّالِبِ), il se termine par une kasra, c’est un ism majrouur (اِسْمٌ مَجْرُورٌ). Quel est son i3raab ?

اِسْمٌ مَجْرُورٌ وَ عَلَامَةُ جَرِّهِ الكَسْرَةُ

Voilà, vous connaissez désormais la manière de donner la classe grammaticale d’un nom.

Relisez bien la leçon, et je vous retrouve très vite pour la suite de cette leçon.

Le duel : comment le construire & son i3raab
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Leçon 12/30

Le duel : comment le construire & son i3raab

Durée : 5min12
Série : 30 Fawaids indispensables

As salamu 3aleykoum wa rahmatu Llahi wa barakaatuhu

C’est Nazmi, j’espère que vous allez bien.

Dans le cours précédent nous avons vu que les noms peuvent se diviser en trois catégories :

– al moufrad (المُفْرَد), le singulier
– al mouthannaa (المُثَنَّى), le duel
– al jam3 (الجَمْع), le pluriel

Aujourd’hui nous allons étudier le mouthanna (المُثَنَّى), le duel. Quel est la particularité du duel et de quelle manière se forme-t-il ? Comment faire son i3raab ?

Premièrement : comment se forme le duel ?

Pour former un mot au duel, on prend sa forme au singulier, par exemple : tâalib (طَالِب), étudiant.

Si l’on veut dire “deux étudiants”, on ajoute un alif et un noon (انِ) à la fin de tâalib (طَالِب) : tâalibaani (طَالِبانِ).
On remarquera que la particularité du noun est de finir par une kasra.

On procèdera de la même manière si l’on veut dire “deux livres” en ajoutant un alif et un noun (انِ) : kitaabaani (كِتَابَانِ).

Donc pour passer d’un nom à la forme du moufrad (مُفْرَد) au mouthannaa (مُثَنَّى), il faut simplement ajouter un alif et un noun (انِ).
Mais cela, dans le cas où le nom est marfouu3 (مَرْفُوع), c’est-à-dire que le mot sera dans la phrase : un moubtada (مُبْتَدَأ), un khabar (خَبَر) ou un faa3il (فَاعِل).

Par contre, si le mot est mansôuub (مَنْصُوب) ou bien majrouur (مَجْرُور), on n’ajoute pas un alif et noun, mais un yaa et un noun (ينِ), et le noun se terminera également par une kasra (نِ).

Donc au lieu de dire : tâalibaani (طَالِبَانِ), on dira : tâalibayni (طَالِبَيْنِ).

1er exemple : attâalibaani jamiilaani (الطَّالِبَانِ جَمِيلَانِ), Les deux étudiants sont beaux.

– attâalibaani (الطَّالِبَانِ) : quand on est passé du moufrad au mouthanna on a ajouté un alif et noun (انِ) car c’est un moubtada marfouu3 (مُبْتَدَأ مَرْفُوع).

– jamiilaani (جَمِيلَانِ) : c’est un khabar marfouu3 (خَبَر مَرْفُوع), donc on a également ajouté un alif et un noun (انِ).

2ème exemple : raaytou attâalibayni (رَأَيْتُ الطَّالِبَيْنِ), J’ai vu les deux étudiants.

– attâalibayni (الطَّالِبَيْنِ) : il est mansôuub (مَنْصُوب), c’est un maf3ouuloun bihi (مَفْعُولٌ بِهِ), on a donc ajouté un ya et un noun (ينِ).

3ème exemple : sallamtou 3alaa attâalibayni (سَلَّمْتُ عَلَى الطَّالِبَيْنِ), J’ai salué les deux étudiants.

– attâalibayni (الطَّالِبَيْنِ) : c’est un ism majrouur (مَجْرُور), on a donc ajouté un yaa et un noun (ينِ).

Résumons, comment se forme le mouthanna (المُثَنَّى) ?
– on prend le mot au moufrad (مُفْرَد)
– s’il est marfouu3 (مَرْفُوع) on ajoute un alif et noun (انِ)
– s’il est mansôuub (مَنْصُوب) ou majrouur (مَجْرُور) on ajoute un yaa et un noun (ينِ).

Deuxièmement : comment faire l’ir3aab du duel ?

Reprenons les exemples cités ci- dessus.

1er exemple : attâalibaani jamiilaani (الطَّالِبَانِ جَمِيلَانِ), Les deux étudiants sont beaux.

– attâalibaani (الطَّالِبَانِ) :

مُبْتَدَأٌ مَرْفُوعٌ وَ عَلَامَةُ رَفْعِهِ الأَلِفُ لِأَنَّهُ مُثَنَّى

C’est un moubtada marfouu3 (مُبْتَدَأ مَرْفُوع) car le moubtada est toujours marfouu3.
Mais quel est le signe qu’il est ma3fouur (مَرْفُوع) ?
Ici, comme il est au mouthannaa (مُثَنَّى) et pas au moufrad (مُفْرَد), ce n’est pas une dâmma.
Quand le mouthannaa est marfouu3 il a un autre jugement, il est marfouu3 avec un alif (مَرْفُوع بِالأَلِف).
Donc le signe qu’il est mafouu3 c’est le alif, wa 3alaamatou raf3ihi al alif (وَ عَلَامَةُ رَفْعِهِ الأَلِفُ).

Pourquoi le alif ? car il est mouthanna, li annahu mouthannaa (لِأَنَّهُ مُثَنَّى).

– jamiilaani (جَمِيلَانِ) :

خَبَرٌ مَرْفُوعٌ وَ عَلَامَةُ رَفْعِهِ الأَلِفُ لِأَنَّهُ مُثَنَّى

2ème exemple : raaytou attâalibayni (رَأَيْتُ الطَّالِبَيْنِ), J’ai vu les deux étudiants.

– attâalibayni (الطَّالِبَيْنِ) :

مَفْعُولٌ بِهِ مَنْصُوبٌ وَ عَلَامَةُ نَصْبِهِ اليَاءُ لِأَنَّهُ مُثَنَّى

Le signe qu’il est mansôuub (مَنْصُوب) c’est le yaa (ي) et non pas une fatha, car il est mouthannaa (مُثَنَّى).

3ème exemple : sallamtou 3alaa attâalibayni (سَلَّمْتُ عَلَى الطَّالِبَيْنِ), J’ai salué les deux étudiants.

– attâalibayni (الطَّالِبَيْنِ) :

اِسْمٌ مَجْرُورٌ وَ عَلَامَةُ جَرِّهِ اليَاءُ لِأَنَّهُ مُثَنَّى

Voilà pour le cours d’aujourd’hui, je vous laisse le relire, et je vous retrouve très vite pour la troisième partie de cette leçon.

1ère catégorie de pluriel : comment le construire & son i3raab
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Leçon 13/30

1ère catégorie de pluriel : comment le construire & son i3raab

Durée : 3min46
Série : 30 Fawaids indispensables

As salamu 3aleykoum wa rahmatu Llahi wa barakaatuhu
C’est Nazmi, j’espère que vous allez bien.

Dans la troisième partie de cette leçon nous allons aborder le pluriel en détail, et nous allons voir que dans la langue arabe il y a trois catégories de pluriel :

1/ jam3 al moudhakkar assaalim (جَمْعُ المُذَكَّرِ السَالِمِ), le pluriel masculin
2/ jam3 al mouannath assaalim (جَمْعُ المُؤَنَّثِ السَالِمِ), le pluriel féminin
3/ jam3 attaksiir (جَمْعُ التَّكْسِيرِ), il concerne aussi bien le masculin que le féminin.

Volontairement,afin de faciliter la compréhension, nous n’allons pas traduire le terme jam3 attaksiir (جَمْعُ التَّكْسِيرِ), il est à apprendre tel quel.

Dans la suite de cette leçon, nous verrons les particularités de chaque catégorie, et dans le cours d’aujourd’hui nous allons traiter du pluriel masculin, jam3 al moudhakkari assaalim (جَمْعُ المُذَكَّرِ السَالِمِ).

Premièrement : comment se forme le pluriel masculin ?
Pour former le jam3 al moudhakkari assaalim (جَمْعُ المُذَكَّرِ السَالِمِ), le pluriel masculin, on ajoute :
– un waw et un noun (ونَ), s’il est marfouu3 (مَرْفُوع)
– un yaa et noun (ينَ), s’il est mansôuub (مَنْصُوب) ou majrouur (مَجْرُور).

Cependant, contrairement au mouthannaa (المُثَنَّى) on ne mettra pas une kasra sur le noun (نِ), mais une fatha (نَ).

Prenons un exemple, simple, au singulier masculin, moufrad moudhakkar (مُفْرَد مُذَكَّر) : mouslim (مُسْلِم), musulman.
Pour mettre mouslim (مُسْلِم) au pluriel masculin, jam3 moudhakkar assaalim (جَمْعُ المُذَكَّرِ السَالِمِ), on ajoute un waw et un noun (ونَ) : mouslimouuna (مُسْلِمُونَ).
Et si on ajoute un yaa et noun (ينَ) on dira : mouslimiina (مُسْلِمِينَ).

Deuxièmement : comment faire son i3raab ?
1er exemple : al mouslimouuna fii al masjidi (المُسْلِمُونَ فِي المَسْجِدِ), Les musulmans sont dans la mosquée.

– al i3rab de al mouslimouuna (مُسْلِمُونَ) c’est : مُبْتَدَأٌ مَرْفُوعٌ وَ عَلَامَةُ رَفْعِهِ الوَاوُ لِأَنَّهُ جَمْعُ مُذَكَّرٍ سَالِمٍ

2ème exemple : raaytou al mouslimiina (رَأَيْتُ المُسْلِمِينَ), J’ai vu les musulmans.

– al i3raab de al mouslimiina (المُسْلِمِينَ) c’est : مَفْعُولٌ بِهِ مَنْصُوبٌ وَ عَلَامَةُ نَصْبِهِ اليَاءُ لِأَنَّهُ جَمْعُ مُذَكَّرٍ سَالِمٍ

3ème exemple : sallamtou 3alaa al mouslimiina (سَلَّمْتُ عَلَى المُسْلِمِينَ), J’ai passé le salut aux musulmans.

– al i3raab de al mouslimiina (المُسْلِمِينَ) ici c’est : اِسْمٌ مَجْرُورٌ وَ عَلَامَةُ جَرِّهِ اليَاءُ لِأَنَّهُ جَمْعُ مُذَكَّرٍ سَالِمٍ

A la fin de cette leçon,quand on aura vu en détail les trois catégories de pluriel, vous aurez, in shaa Allah, un tableau récapitulatif concernant al i3raab et regroupant tous les termes que l’on a vu depuis le début : le moufrad, le mouthannaa, le jam3 moudhakkar saliim, ainsi que ce qu’on va étudier dans la suite de cette leçon.

Voilà pour le cours d’aujourd’hui, je vous retrouve très vite pour la suite de cette leçon.

2ème catégorie de pluriel : comment le construire & son i3raab
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Leçon 14/30

2ème catégorie de pluriel : comment le construire & son i3raab

Durée : 3min49
Série : 30 Fawaids indispensables

As salamu 3aleykoum wa rahmatu Llahi wa barakaatuhu
C’est Nazmi, j’espère que vous allez bien.

Nous avons vu précédemment que le pluriel dans la langue arabe est de trois catégories :

– le jam3 moudhakkar saalim (جَمْعُ المُذَكَّرِ السَالِمِ), le pluriel masculin, qui était le sujet du cours précédent
– le jam3 mouannath saalim (جَمْعُ المُؤَنَّثِ السَالِمِ), le pluriel féminin, que l’on va étudier aujourd’hui
– et le jam3 taksiir (جَمْعُ التَّكْسِيرِ).

Comment se forme le pluriel féminin ?

Pour former le pluriel féminin, al jam3 al mouannath assaalim (جَمْعُ المُؤَنَّثِ السَالِمِ), on ajoute un alif et un ta (ات) au nom féminin, tout simplement.
Quelle est la particularité du pluriel féminin ? c’est la voyelle que l’on va mettre sur le taa (ت).

Dans le cours précédent sur al jam3 al moudhakkar assaalim (جَمْعُ المُذَكَّرِ السَالِمِ), nous avons vu que lorsque le mot est :
– marfouu3 (مَرْفُوع) on ajoute un waw et un noun (ونَ)
– mansôuub (مَتْصُوب) ou majrouur (مَجْرُور) on ajoute un yaa et un noun (ينَ).

Mais en ce qui concerne le jam3 al mouannath assaalim (جَمْعُ المُؤَنَّثِ السَالِمِ) on ajoute toujours un alif et un taa, qu’il soit marfouu3, mansôuub, ou majrouur, et la différence se fera sur la voyelle que l’on va mettre sur le taa (ت) :
– s’il est marfouu3 (مَرْفُوع) on mettra une dâmma (تُ)
– s’il est mansôuub (مَنْصُوب) ou majrouur (مَجْرُور) on mettra une kasra (تِ), et on ne mettra pas de fatha au dessus du taa.

Voici des exemples, cela sera plus clair.

1/ al mouslimaatou fii al masjid (المُسْلِمَاتُ فِي المَسْجِدِ), Les musulmanes sont à la mosquée.
2/ raaytou al mouslimaati (رَأَيْتُ المُسْلِمَاتِ), J’ai vu les musulmanes.
3/ sallamatou 3alaa al mouslimaati (سَلَّمْتُ عَلَى المُسْلِمَاتِ), J’ai passé le salut aux musulames.

Que remarque-t-on ?
Dans chaque exemple on a ajouté un alif et un taa (ات).

Comment fait-on son i3raab ?

1/ al mouslimaatou fii al masjid (المُسْلِمَاتُ فِي المَسْجِدِ)
Lorsqu’il est marfouu3 (مَرْفُوع) on a mis une dâmma. On dira dans al i3raab : مُبْتَدَأٌ مَرْفُوعٌ وَ عَلَامَةُ رَفْعِهِ الضَّمَةُ

2/ raaytou al mouslimaati (رَأَيْتُ المُسْلِمَاتِ)

Dans la deuxième phrase il est mansôuub (مَنْصُوب), on dira : مَفْعُولٌ بِهِ مَنْصُوبٌ وَ عَلَامَةُ نَصْبِهِ الكَسْرَةُ لِأَنَّهُ جَمْعُ المُؤَنَّثِ السَّالِمِ

3/ sallamatou 3alaa al mouslimaati (سَلَّمْتُ عَلَى المُسْلِمَاتِ)

Dans la troisième phrase il est majrouur (مَجْرُور), on dira : اِسْمٌ مَجْرُورٌ وَ عَلَامَةُ جَرِّهِ الكَسْرَةُ لِأَنَّهُ جَمْعُ المُؤَنَّثِ السَّالِمِ

Voilà en ce qui concerne le jam3 al mouannath assaalim (جَمْعُ المُؤَنَّثِ السَّالِمِ).

Pour résumer, comment le construit-on ?
On ajoute un alif et un taa (ات) à la fin du mot. La différence sera au niveau de la voyelle au-dessus ou en dessous du taa ز
– s’il est marfouu3 (مَرْفُوع) il y aura une dâmma
– et s’il est mansôuub (مَنْصُوب) ou majrouur (مَجْرُور) il y aura une kasra.

Petit détail, un mot qui se termine par un taa marbouutâ (ة) comme par un exemple : mouslima (مُسْلِمَة).
Est-ce que l’on laisse le taa marbouutâ et on ajoute le alif et le taa (ات) ? Non, on remplace le taa marbouutâ (ة) par le alif et le taa (ات).

Voilà pour le cours d’aujourd’hui, je vous dis à très vite pour la suite de la leçon.

3ème catégorie de pluriel : sa particularité & son i3raab
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Leçon 15/30

3ème catégorie de pluriel : sa particularité & son i3raab

Durée : 3min48
Série : 30 Fawaids indispensables

As salamu 3aleykoum wa rahmatu Llahi wa barakaatuhu
C’est Nazmi, j’espère que vous allez bien.

Aujourd’hui nous allons terminer notre leçon sur les catégories de pluriel dans la langue arabe qui comme nous l’avons vu précédemment sont au nombre de trois :
– le jam3 moudhakkar saalim (جَمْعُ المُذَكَّرِ السَالِمِ), le pluriel masculin
– le jam3 mouannath saalim (جَمْعُ المُؤَنَّثِ السَالِمِ), le pluriel féminin
– et le jam3 taksiir (جَمْعُ التَّكْسِيرِ).

Concernant le jam3 attaksiir (جَمْعُ التَّكْسِيرِ), je vous avais dit que nous l’étudierons en détail, mais que pour ma part, afin de mieux le comprendre, il n’est pas utile de le traduire en français.

Qu’est-ce que le jam3 attaksiir ?

Contrairement au pluriel masculin et féminin, où l’on ajoute simplement des lettres pour avoir la forme au pluriel :

– pour le pluriel masculin on ajoute à la fin du mot au singulier, moufrad (مُفْرَد), soit un waw et un noun (ونَ) :mouslim (مُسْلِم) mouslimouuna (مُسْلِمُونَ); ou bien on ajoute un yaa et un noun (ينَ), mouslimiina (مُسْلِمِينَ).

– pour le pluriel féminin on ajoute un alif et un taa (ات) à la fin du mot au singulier : mouslimaat (مُسْلِمَات).

Le jam3 attaksiir (جَمْعُ التَّكْسِيرِ) va se différencier du fait qu’on ne lui ajoute pas de lettres, et que le pluriel sera un autre mot complètement différent du singulier. Par exemple :

– rajoul (رَجُل), un homme; on ne dira pas rajoulouuna (رَجُلُون), mais on va plutôt dire : rijaaloun (رِجَالٌ), c’est un autre mot.
– imraat (اِمْرَأَة), une femme; cet exemple est encore plus flagrant car son pluriel se dit : nisaa (نِسَاء), les lettres sont complètement différentes, c’est un autre mot, le singulier et le pluriel ne se ressemble pas du tout.

Donc nissaa (نِسَاء), on dit que c’est un jam3 attaksiir (جَمْعُ التَّكْسِيرِ), pourquoi ? car le pluriel n’a rien à voir avec le singulier, le moufrad (المُفْرَد).

Comment fait-on al i3raab du jam3 attaksiir (جَمْعُ التَّكْسِيرِ) ?

Bonne nouvelle, sachez que c’est le même i3raab (اِعْرَاب) qu’un ism moufrad (اِسْم مُفْرَد), un nom au singulier.
On a vu que quand ism est moufrad :
– s’il est marfouu3 (مَرْفُوع) c’est avec une dâmma
– s’il est mansôuub (مَنْصُوب) c’est avec une fatha
– s’il est majrouur (مَجْرُور) c’est avec une kasra.

Ca, c’est la base et c’est ce que l’on apprend ici afin de faciliter, mais la langue arabe est tellement riche qu’il y a encore des exceptions.

Exemples :

1/ annissa-ou jamiilaatou (النِّسَاءُ جَمِيلَاتٌ), Les femmes sont belles.
2/ raaytou annisa-a (رَأَيْتُ النِّسَاءَ), J’ai vu les femmes.
3/ sallamtou 3alaa annisa-i (سَلَّمْتُ عَلَى النِّسَاءِ), J’ai passé le salut aux femmes.

Dans le i3raab on dira :

1/ (النِّسَاءُ) annisaa-ou : مُبْتَدَأٌ مَرْفُوعٌ وَ عَلَامَةُ رَفْعِهِ الضَّمَةُ
2/ (النِّسَاءَ) annisa-a : مَفْعُولُ بِهِ مَنْصُوبٌ وَ عَلَامَةُ نَصْبِهِ الفَتْحَةُ
3/ (النِّسَاءِ) annisa-i : اِسْمٌ مَجْرُورٌ وَ عَلَامَةُ جَرِّهِ الكَسْرَةُ

Avec ce cours, nous venons de finir la leçon sur les catégories de pluriel, et par la même occasion la leçon sur les trois catégories de nom : le moufrad (المُفْرَد), le mouthannaa (المُثَنَّى) et le jam3 (الجَمْع).

Je vous laisse relire ces leçons-là, et je vous dis à très vite in shaa Allah pour un nouveau cours.

Les Asma Al Ishara
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Leçon 16/30

Les Asma Al Ishara

Durée : 3min55
Série : 30 Fawaids indispensables

As salamu 3aleykoum wa rahmatu Llahi wa barakaatuhu
C’est Nazmi, j’espère que vous allez bien.

Dans cette nouvelle leçon nous allons étudier ensemble asmaa al ishaara (أَسْمَاءُ الإشَارَةِ).
Asmaa al ishaara (أَسْمَاءُ الإشَارَةِ) ce sont des noms que l’on utilise pour indiquer quelque chose, on peut les traduire par “ceci”, “cela”, “celui-ci”, “celle-ci”…

Il faut savoir que dans la langue arabe on fait une distinction lorsque que l’on veut désigner quelque chose de proche, qariib (قَرِيب), ou quelque chose de lointain, ba3iid (بَعِيد).

Premièrement : أَسْمَاءُ الإشَارَةِ لِلْقَرِيب

Nous allons d’abord commencer notre tableau par les asmaa al ishaara que l’on utilise pour désigner quelque chose de proche, et ensuite, une fois que la règle est comprise, nous passerons à la colonne des asmaa al ishaara lil ba3iid (أَسْمَاءُ الإشَارَةِ لِلْبَعِيد), qui sont leur équivalent, mais que l’on utilise pour désigner quelque chose de lointain.

1/ هَذَا

Pour désigner une chose au singulier masculin, on utilise : haadhaa (هَذَا), “ceci”, “celui-ci”.
Exemple : haadhaa rajouloun (هَذَا رَجُلٌ), Celui-ci est un homme.

2/ هَذِهِ

Si ce que l’on veut désigner est au féminin singulier on dit : haadhihi (هَذِهِ), “ceci”, “celle-ci”.
Exemple : haadhihi bintoun (هَذِهِ بِنْتٌ), Celle-ci est une fille.

3/ هَذَانِ

Si c’est au duel masculin, on utilise : haadhaani (هَذَانِ), “ces deux-ci”.
Exemple : haadhaani tâalibaani (هَذَانِ طَالِبَانِ), Ces deux-ci sont deux étudiants.

4/ هَاتَانِ

Si ce que l’on veut désigner est au duel féminin, on dit : haataani (هَاتَانِ), “ces deux-ci”.
Exemple : haataani tâalibataani (هَاتَانِ طَالِبَتَانِ), Ces deux-ci sont deux étudiantes.

5/ هَؤُلَاءِ

Enfin si c’est au pluriel masculin ou féminin qui est doué de raison, on dit : haaoulaa-i (هَؤُلَاءِ) “ceux-ci”, “celles-ci”.
Exemple : haaoulaa-i mouslimouuna (هَؤُلَاءِ مُسْلِمُونَ), Ceux-ci sont des étudiants.
haaoulaa-i mouslimaatoun (هَؤُلَاءِ مُسْلِمَاتٌ), Celles-ci sont des étudiantes.

Il nous reste un seul cas à traiter : si ce que l’on veut désigner est au pluriel, mais qu’il n’est pas doué de raison.
Par exemple : un livre, ce n’est pas doté de raison; si l’on veut désigner plusieurs livres et donc un pluriel non doué de raison, quel est le ism ishaara (اِسْم إِشَارَة) que l’on va utiliser ?
On utilisera haadhihi (هَذِهِ); celui-là même que l’on a utilisé pour le féminin singulier, on l’utilisera également pour le pluriel masculin, ou féminin, d’une chose qui n’est pas douée de raison.

Exemple au masculin : haadhihi koutouboun (هَذِهِ كُتُبٌ), Ceux-ci sont des livres.
Exemple au féminin : haadhihi nawaafidhou (هَذِهِ نَوَافِذُ), Celles-ci sont des fenêtres.

Voilà les asmaa al ishaara que l’on utilise pour indiquer quelque chose de proche.

Deuxièmement : أَسْمَاءُ الإشَارَةِ لِلْبَعِيد

Voyons maintenant leur équivalent si cette chose est lointaine.

1/ Au singulier masculin

Au lieu de haadhaa (هَذَا), on utilisera : dhaalika (ذَلِكَ), “celui-là”, “cela”.
Exemple : dhaalika rajouloun (ذَلِكَ رَجُلٌ), Celui-là est un homme.

2/ Au singulier, féminin

Au lieu de haadhihi (هَذِهِ), on utilisera : tilka (تِلْكَ), “celle-là”, “cela”.
Exemple : tilka bintoun (تِلْكَ بِنْتٌ), Celle-là est une fille.

3/ Au duel masculin

A la place de haadhaani (هَذَانِ), on dira : dhaanika (ذَانِكَ), “ces deux-là”.
Exemple : dhaanika tâalibaani (ذَانِكَ طَالِبَانِ), Ces deux-là sont deux étudiants.

4/ Au duel féminin

Au lieu de haataani (هَاتَانِ), on utilisera : taanika (تَانِكَ), “ces deux-là”.
Exemple : taanika tâalibataani (تَانِكَ طَالِبَتَانِ), Ces deux-là sont deux étudiantes.

5/ Au pluriel masculin ou féminin

Au lieu de haaoulaa-i (هَؤُلَاءِ), on utilisera : oulaa-ika (أُولَئِكَ), “ceux-là”, “celles-là”.
Exemple : oulaa-ika mouslimouuna (أُولَئِكَ مُسْلِمُونَ), Ceux-là sont des musulmanns.
oulaa-ika mouslimaatoun (أُولَئِكَ مُسْلِمَاتٌ), Celles-là sont des musulmanes.

J’espère que la leçon est claire, je vous laisse apprendre les asmaa al ishaara (أَسْمَاءُ الإشَارَة) et les mettre en pratique, et je vous retrouve très vite, in shaa Allah, pour une nouvelle leçon.

Les Asma Al Mawsoulè
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Leçon 17/30

Les Asma Al Mawsoulè

Durée : 3min59
Série : 30 Fawaids indispensables

As salamu 3aleykoum wa rahmatu Llahi wa barakaatuhu
C’est Nazmi, j’espère que vous allez bien.

Aujourd’hui pour dans notre nouvelle leçon, nous allons étudier al asmaa al mawsôuula (الأَسْمَاءُ المَوْصُولَة). Si on traduit al asmaa al mawsôuula, ce sont les mots qui vont faire la liaison, par exemple on dira en français : “celui qui”, “celle qui”, “ceux qui”… à ne pas confondre avec “ceci” ou celle-là.
Exemple : J’ai vu celui qui a réussi l’examen.

Comme les asmaa al ishaara (أَسْمَاءُ الإِشَارَة), al asmaa al mawsôuula (الأَسْمَاءُ المَوْصُولَة) vont être différent en fonction de ce que l’on veut indiquer. Est-ce que l’on veut indiquer le singulier, le duel ou le pluriel ? Est-ce que c’est masculin ou bien féminin ?

1/ الَّذِي

Pour le singulier masculin on utilise : alladhii (الَّذِي), “celui qui”.
Exemple : ra-aytou attâaliba alladhii najaha (رَأَيْتُ الطَّالِبَ الَّذِي نَجَحَ), J’ai vu l’étudiant qui a réussi.

2/ الَّتِي

Si il n’est pas masculin mais féminin, on utilise : allaatii (الَّتِي), “celle qui”.
Exemple : ra-aytou attâalibata allatii najahat (رَأَيْتُ الطَّالِبَةَ الَّتِي نَجَحَتْ), J’ai l’étudiante qui a réussi.

3/ اللَّذَانِ

Au duel masculin dit : alladhaani (اللَّذَانِ), “ceux qui”.
Ici, alladhaani (اللَّذَانِ) se termine par un alif et un noun (انِ), et cela nous renvoi à la leçon sur le mouthannaa (المُثَنَّى) : s’il est marfouu3 (مَرْفُوع) on lui laissera le alif et le noun (انِ), mais s’il est mansôuun (مَنْصُوب) ou majrouur (مَجْرُور) on le changera par un yaa et un noun (ينِ) : alladhayni (اللَّذَيْنِ).

Exemple : ra-aytou attâalibayni alladhaini najahaa (رَأَيْتُ الطَّالِبَيْنِ اللَّذَيْنِ نَجَحَا), J’ai vu les deux étudiants qui ont réussi.

4/ اللَّتَانِ

Au duel féminin on utilise : allataani (اللَّتَانِ), “celles qui”.
Et comme pour le duel masculin, s’il est mansôuun on dira : allatayni (اللَّتَيْنِ).
Exemple : ra-aytou attâalibatayni allatayni najahataa (رَأَيْتُ الطَّالِبَتَيْنِ اللَّتَيْنِ نَجَحَتَا), J’ai vu les deux étudiantes qui ont réussi.

Remarque : Pour le moment, ne prêtez pas attention au verbe qui suit le ism al mawsôuul (الاِسمُ المَوْصُول) nous étudierons dans les leçons qui vont suivre, in shaa Allah, comment conjuguer un verbe sous toutes ses formes.

5/ الَّذِينَ

Au pluriel masculin on utilise : alladhiina (الَّذِينَ), “ceux qui”.
Exemple : ra-aytou attôullaaba alladhiina najahou (رَأَيْتُ الطُّلَّابَ الَّذِينَ نَجَحُوا), J’ai vu les étudiants qui ont réussi.

6/ اللَّائِي

Et enfin au pluriel féminin on utilise : allaa-ii (اللَّائِي), “celles qui”.
Exemple : ra-aytou attâalibaati allaa-ii najahna (رَأَيْتُ الطَّالِبَاتِ اللَّائِي نَجَحْنَ), J’ai vu les étudiantes qui ont réussi.

Pour résumer, les asmaa al mawsôuula (الأَسْمَاءُ المَوْصُولَة) sont : الَّذِي, الَّتِي, اللَّذَانِ, اللَّتَانِ, الَّذِينَ, اللَّائِي.

Je vous laisse les apprendre, et je vous dis à très vite, in shaa Allah, pour une nouvelle leçon.

Comment poser des questions en Arabe ?
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Leçon 18/30

Comment poser des questions en Arabe ?

Durée : 3min01
Série : 30 Fawaids indispensables

As salamu 3aleykoum wa rahmatu Llahi wa barakaatuhu
C’est Nazmi, j’espère que vous allez bien.

Aujourd’hui nous allons étudier une nouvelle leçon qui s’intitule adawaatou al istifhaam (أَدَوَاتُ الاِسْتِفْهَام), que l’on peut traduire par “les particules d’interrogation”, c’est- à-dire ce que l’on utilise pour poser une question en langue arabe.

La fiche se compose de quatres colonnes :
– la traduction, que vous devrez écrire
– adaatou al istifhaam (أَدَاةُ الاِسْتِفْهَام), la particule d’interrogation
– assou-aal (السُّؤَال), qui est une question d’exemple qui utilise la particule voulue
– la traduction de la question que vous devrez écrire.

1/ مَنْ ؟

man (مَمْ) se traduit par “qui ?”.
Exemple : man houwa ? (مَنْ هُوَ ؟), Qui est-il ?

2/ مَا ؟

maa (مَا) signifie “quoi ?” ou “qu’est-ce que ?”
Exemple : maa haadhaa ? (مَا هَذَا ؟), Qu’est- ce que ceci ?

3/ مَاذَا ؟

maadhaa (مَاذَا) a le même sens que maa (مَا).
Exemple : maadhaa taf3al ? (مَاذَا تَفْعَل ؟), Qu’est-ce que tu fais ?

4/ أَيْنَ ؟

ayna (أَيْنَ) signfie “où ?”.
Exemple : ayna al akh soufiaan ? (أَيْنَ الأَخُ سُفْيَانُ ؟), Où est le frère Sofiane ?

5/ مَتَى ؟

mataa (مَتَى) se traduit par “quand ?”.
Exemple : mataa tarji3 ? (مَتَى تَرْجِع ؟), Quand est-ce que tu reviens ?

6/ لَمَاذا ؟

limaadhaa (لَمَاذا ؟) signifie “pourquoi ?”.
Exemple : limaadhaa f3alta haadhaa ? (لَمَاذا فَعَلْتَ هَذَا ؟), Pourquoi as-tu fait ceci ?

7/ كَمْ ؟

kam (كَمْ) signifie “combien ?”, mais pour une quantité.
Exemple : kam darsan darasta ? (كَمْ دَرْسًا دَرَسْتَ ؟), Combien de cours as-tu étudié ?

8/ بِكَمْ ؟

bikam (بِكَم) signifie également “combien ?”, mais pour un prix et non pas pour une quantité.
Exemple : bikam haadhaa (بِكَمْ هَذَا ؟), Combien coûte ceci ?

9/ هَلْ ؟

hal (هَل) se traduit par “est-ce que ?”
Exemple : hal ta3rifou haadhaa ? (هَلْ تَعْرِفُ هَذَا ؟), Est-ce que tu connais ceci ?

10/ أَ ؟

“a” (أَ) a le même sens que hal (هَلْ).
Exemple : a anta mouslim ? (أَ أَنْتَ مُسْلِم ؟), Est-ce que tu es musulman ?

11/ كَيْفَ ؟

kayfa (كَيْفَ) signifie “comment ?”
Exemple : kayfa haalouk ? (كَيْفَ حَالُك ؟), en traduisant littéralement cela donne : Comment vas ton état ? mais on le traduit par : Comment vas-tu ?

Les pronoms
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Leçon 19/30

Les pronoms

Durée : 2min43
Série : 30 Fawaids indispensables

As salamu 3aleykoum wa rahmatu Llahi wa barakaatuhu
C’est Nazmi, j’espère que vous allez bien.

Aujourd’hui nous allons étudier les pronoms, addâmaa-ir al mounfasîla (الضَّمَائِرُ المُنْفَصِلَة).

1/ أَنَا
Pour dire “je” on dit : anaa (أَنَا).

2/ نَحْنُ
“Nous” se dit : nahnou (نَحْنُ).

3/ أَنْتَ
Pour dire “tu” lorsque l’on s’adresse à un homme : anta ().

4/ أَنْتِ
Pour dire “tu” lorsque l’on s’adresse à une femme : anti ().

5/ أَنْتُمَا
Pour dire “vous deux” lorsque l’on parle avec deux hommes, ou deux femmes, ou bien un homme et une femme : antoumaa (أَنْتُمَا).

6/ أَنْتُمْ
Pour dire “vous” si l’on s’adresse à un groupe d’hommes : antoum (أَنْتُم).

7/ أَنْتُنَّ
“Vous” si c’est un groupe de femmes : antounna (أَنْتُنَّ).

8/ هُوَ
“Il” se dit : houwa (هُوَ).

9/ هِيَ
Pour dire “elle” : hiya (هِيَ).

10/ هُمَا
Pour dire “eux-deux” ou “elles deux” lorsque l’on parle de deux hommes, deux femmes, ou un homme et une femme : houmaa (هُمَا).

11/ هُمْ
“Eux” pour un groupe d’hommes se dit : houm (هُمْ).

12/ هُنَّ
“Elles” pour un groupe de femmes se dit : hounna (هُنَّ).

Pour les apprendre, on va les répéter ensemble : أَنَا, نَحْنُ, أَنْتَ, أَنْتِ, أَنْتُمَا, أَنْتُمْ, أَنْتُنَّ, هُوَ, هِيَ, هُمَا, هُمْ, هُنَّ.

Une des leçons les plus importante de votre étude
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Leçon 20/30

Une des leçons les plus importante de votre étude

Durée : 20min31
Série : 30 Fawaids indispensables

As salamu 3aleykoum wa rahmatu Llahi wa barakaatuhu
C’est Nazmi, j’espère que vous allez bien.

La leçon d’aujourd’hui est une leçon vraiment très importante, si vous la maîtrisez, cela va véritablement changer votre vie, car à partir de là, vous pourrez faire des phrases correctes avec n’importe quel mot, et du coup, vous allez pouvoir commencer à vous exprimer. Je ne vous dis pas que vous allez être bilingue demain, cette leçon il faudra l’apprendre par cœur, la mettre en pratique, et faire les exercices que je vais vous donner; il faudra aussi du temps afin que votre cerveau s’imprègne de cette leçon et que cela devienne naturel, logique dans votre esprit.

Mais quelle est cette leçon qui est si importante ? Elle s’intitule :

الضَّمَائِر

Addâmaa-ir (الضَّمَائِر), les pronoms, c’est le pluriel de dâmiir (ضَمِير), un pronom. Par la suite, nous verrons, in shaa Allah, que les dâmaa-ir (الضَّمَائِر) il y en a beaucoup plus que ceux que l’on va voir aujourd’hui, il y en a énormément : vous avez les pronoms personnels, ceux qui sont attachés, ceux qui sont détachés, vous avez même des pronoms cachés; mais cela on l’étudiera dans al aajouroumiyya (الآجُورُومِيَّة). Nous, ce qui nous intéresse ici, c’est l’introduction aux dâmaa-ir (الضَّمَائِر), ce sont vraiment les leçons de base qui vont vous permettre de commencer à parler et à comprendre lorsque que l’on vous parle.

Et la première chose que l’on va voir c’est ce que l’on appelle addâmaa-ir al mounfasîla (الضَّمَائِر المُنْفَصِلَة).
الضَّمَائِر المُنْفَصِلَة
Addâmaa-ir al mounfasîla (الضَّمَائِر المُنْفَصِلَة) c’est la première colonne tout à droite de notre tableau. Ce sont les pronoms qui sont détachés; en arabe ils sont plus nombreux, mais ils sont l’équivalent en français de : je, tu, il, nous, vous, ils.

– anaa (أَنَا) : “je”
– nahnou (نَحْنُ) : “nous”
– anta (أَنْتَ) : “tu” au maculin
– anti (أَنْتِ) : “tu” au féminin
– antoumaa (أَنْتُمَا) : “vous deux”, c’est pour le duel masculin et féminin
– antoum (أَنْتُمْ) : “vous” au masculin
– antounna (أَنْتُنَّ) : “vous” au féminin
– houwa (هُوَ) : “il”
– hiya (هِيَ) : “elle”
– houmaa (هُمَا) : “ils” pour le duel masculin et féminin
– houm (هُمْ) : “ils” au pluriel masculin
– hounna (هُنَّ) : “elles” pour le pluriel féminin.

Ces termes sont à apprendre par cœur comme votre prénom. Répétez et écrivez plusieurs fois tous ces dâamaa-ir al mounfasîla (الضَّمَائِر المُنْفَصِلَة).

Etant donné l’importance de cette leçon, et j’insiste vraiment sur son importance, il se peut que vous l’étudiez en plusieurs fois; vous pouvez dès maintenant faire une pause pour apprendre addâmaaa-ir al mounfasîla (الضَّمَائِر المُنْفَصِلَة), et revenir à cette leçon par la suite.

Si vous les connaissez déjà ou préférez avancer dans la leçon, continuons notre étude avec ce qu’on appelle addâmaa-ir al mouttasîla (الضَّمَائِر المُتَّصِلَة).
الضَّمَائِر المُتَّصِلَة
Dans le reste des colonnes de notre tableau, nous avons addâmaa-ir al mouttasîla (الضَّمَائِر المُتَّصِلَة), les pronoms attachés; ils vont être attachés soit à un verbe, ou soit à un nom. C’est à partir de là, qu’il va y avoir une grande différence à l’oral et dans la compréhension; donc en maîtrisant cela, vous maîtriserez une chose fondamentale.

Dans les colonnes suivant addâmaa-ir al mounfasîl (الضَّمَائِر المُنْفَصِلَة), j’ai conjugué le verbe darasa (دَرَسَ) qui signifie “étudier”, au maadîi (المَاضِي), moudâari3 (المُضَارِع), amr (الأَمْر), masdâr (المَصْدَر) :
darasa (دَرَسَ), yadrousou (يَدْرُسُ), oudrous (اُدْرُسْ), dars (دَرْس)

Les trois premières colonnes de nos dâmaa-ir al mouttasîla (الضَّمَائِر المُتَّصِلَة) sont des pronoms qui sont accrochés au verbe.
Et la dernière colonne, comme c’est le masdâr (المَصْدَر), ce sont des dâmaa-ir qui sont accrochés à un ism (اِسْم), un nom.

Nous allons procéder colonne par colonne. Comme nous l’avons dit plus haut, il est possible que vous fassiez cette leçon en plusieurs fois, je ne vous demande pas de la faire d’un coup, et étant très importante, je vous conseille même de la faire en plusieurs fois : je vous dirais quand vous arrêterez pour apprendre, et ensuite continuer.
Donc si vous êtes arrivé ici, c’est que vous avez appris addâmaa-ir al mounfasîla (الضَّمَائِر المُنْفَصِلَة), si ce n’est pas le cas, je vous conseille de le faire en premier.

Revenons à notre tableau et commençons par la colonne du maadîi (المَاضِي).
المَاضِي

1/ أَنَا

darasa (دَرَسَ) signifie “il a étudié”; si on retourne à la case en face de houwa (هُوَ) vous trouverez darasa (دَرَس), donc “il a étudié”.

Maintenant si j’ai envie de dire “J’ai étudié”, est ce que l’on dira : anaa darasa (أَنَا دَرَسَ) ? ou bien : darasa anaa (دَرَسَ أَنَا) ? Non, on va utiliser des pronoms que l’on va attaché au verbe pour changer son sens.

Pour “j’ai étudié” on dira : darastou (دَرَسْتُ).
On ajoute un taa avec une dâmma (تُ), et c’est cela qui va indiquer que c’est “moi”, j’ai étudié.
Avec un autre verbe c’est la même chose : “j’ai mangé”, akaltou (أَكَلْتُ); “je suis sorti”, kharajtou (خَرَجْتُ); “je suis rentré”, dakhaltou (دَخَلْتُ).
Et avant ce dâamir-là on met un soukouun à la fin du mot : la fin de darasa (دَرَسَ) c’est un siin (س), donc, on va mettre un soukouun sur le siin (سْ), puis on ajoute le dâamir : darastou (دَرَسْتُ).

2/ نَحْنُ

Pour dire “nous avons étudié on dira : darasnaa (دَرَسْنَا).

3/ أَنْتَ

Si je m’adresse à toi et que tu es un homme : darasta (دَرَسْتَ), “tu as étudié”.

4/ أَنْتِ

Mais si je m’adresse à une femme : darasti (دَرَسْتِ), “tu as étudié”.

5/ أَنْتُمَا

Si l’on parle avec deux personnes : darastoumaa (دَرَسْتُمَا), “vous (deux) avez étudié”.

6/ أَنْتُمْ

“Vous avez étudié” quand on s’adresse à des hommes : darastoum (دَرَسْتُمْ).

7/ أَنْتُنَّ

“Vous avez étudié” si on s’adresse à des femmes : darasna (دَرَسْتُنَّ).

8/ هُوَ

“Il a étudié” : darasa (دَرَسَ).

9/ هِيَ

Pour “elle a étudié”, on ajoute un taa (تْ) à darasa (دَرَسَ) : darasat (دَرَسَتْ).

10/ هُمَا

“Ils (eux-deux) ont étudié”, si l’on parle de deux hommes qui sont absents, donc au duel masculin, on ajoute un alif (ا) au verbe darasa (دَرَسَ) : darasaa (دَرَسَا).

11/ هُمَا

Si ce sont deux femmes, on ajoute un taa et un alif (تَا) au verbe darasa (دَرَسَ) : darasataa (دَرَسَتَا), “Elles (deux) ont étudié.

12/ هُمْ

Si l’on parle d’un groupe d’hommes : darasouu (دَرَسُوا), “ils ont étudié”, on ajoute un waw avec un alif à la fin du verbe (وا).

13/ هُنَّ

Et enfin pour un groupe de femmes : darasna (جَرَسْنَ), “elles ont étudié”. Attention cependant à ne pas allonger le noun (نَ).

Voilà en ce qui concerne le maadîi (المَاضِي). Pour vous exercer, prenez un verbe simple, par exemple : dhahaba (ذَهَبَ), kharaja (خَرَجَ), dakhala (دَخَلَ). Puis, conjuguez-le de la même manière, au début en regardant le tableau et en recopiant à côté.

Conjuguons ensemble rapidement le verbe kharaja (خَرَجَ) :

خَرَجْتُ, خَرَجْنَا, خَرَجْتَ, خَرَجْتِ, خَرَجْتُمَا, خَرَجْتُم , خَرَجْتُنَّ, خَرَجَ, خَرَجَتْ, خَرَجَا, خَرَجَتَا, خَرَجُوا, خَرَجْنَ.

A partir de là, vous pouvez vous arrêtez afin de bien maîtriser la conjugaison au maadîi (المَاضي), puis reprenez avec le moudâari3 (المُضَارِع).
المُضَارِع

Continuons avec al moudâari3 (المُضَارِع) : yadrousou (يَدْرُسُ).
Le yaa (ي) de yadrousou (يَدْرُسُ) indique en francais “il”, donc yadrousou (يَدْرُسُ), “il étudie”.

Je ne vous cache pas que la colonne du moudâari3 (المُضَارِع) est un peu plus compliquée que celle du maadîi (المَاضي).

1/ أَنَا

Pour dire “j’étudie” (au moment présent) on va remplacer ce yaa (ي) par un alif avec une hamza (أ) : adrousou (أَدْرُسُ).
Mais là le dâamir (الضَّمِير), on ne le voit pas, il est caché. On verra par la suite qu’il vient après le verbe et qu’il est caché, et c’est la raison pour laquelle je ne l’ai pas surligné en jaune dans le tableau. En vous y référant vous trouverez addâmaa-ir al mouttasîla (الضَّمَائِر المُتَّصِلَة) surlignez en jaune; si rien est surligné c’est que le dâmiir est caché, tout simplement.

2/ نَحْنُ

Pour dire “nous étudions” le dâmiir est caché également, et on remplace le yaa (ي) par un noun (ن) : nadrousou (نَدْرُسُ).

3/ أَنْتَ

Pour “tu étudies” on remplace le yaa (ي) par un taa (ت) : tadrousou (تَدْرُسُ). Ici le dâmiir il est caché également.

4/ أَنْتِ

Pour “tu étudies” au féminin on dit “ tadrousiina” (تَدْرُسِينَ). Avec d’autres verbes c’est la même chose : takhroujiina (تَخْرُجِينَ), tadkhouliina (تَخْرُجِينَ), ta-kouliina (تَأْكُلِينَ)…

On voit ici que si vous maîtriser cette leçon, vous allez commencer à parler, vous pourrez vous adressez à votre femme, à votre soeur, à votre mère, et tu lui dire par exemple : anti ta-kouliina (أَنْتِ تَأْكُلِينَ), Tu (es en train) de manger. Vous pourrez discuter avec des gens et faire des phrases correctes.

5/ أَنْتُمَا

Pour dire “vous étudiez” au duel : tadrousaani (تَدْرُسَانِ).

6/ أَنْتُمْ

“Vous étudiez » au pluriel masculin : tadrousouuna (تَدْرُسُونَ).

7/ أَنْتُنَّ

“Vous étudiez” au pluriel féminin ; tadrousna (تَدْرُسْنَ).

Remarque :lorsque l’on s’adresse à quelqu’un, le verbe commence toujours par taa (ت).
Alors que si on parle d’une troisième personne ou d’une chose qui est absente de la discussion, le verbe commence par un yaa (ي).

8/ هُوَ

Pour dire “il étudie” au masculin : yadrousou (يَدْرُسُ), “il étudie”.

9/ هِيَ

Si on parle d’une troisième personne ou d’une chose qui est absente de la discussion, le verbe commence par un yaa (ي), sauf pour hiya (هِيَ); hiya (هِيَ) c’est une exception, le verbe commence par un taa (ت) parce qu’il est au féminin : hiya tadrousou (هِيَ تَدْرُسُ).

Et hiya tadrousou (هِيَ تَدْرُسُ), c’est la même chose que anta tadrousou (أَنْتَ تَدْرُسُ). Comment va-t-on faire la différence entre les deux ? Selon le contexte : est-ce que l’on s’adresse à un interlocuteur, ou est-ce que l’on parle d’une femme qui est absente ?

10/ هُمَا

Pour dire “ils étudient” au duel masculin : yadrousaani (يَدْرُسَانِ).

11/ هُمَا

Pour le duel féminin on remplace le yaa (ي) par le taa (ت) car c’est au féminin : tadrousaani (تَدْرُسَانِ).

12/ هُمْ

“Ils étudient” au pluriel masculin : yadrousouuna (يَدْرُسُونَ).

13/ هُنَّ

Et enfin au pluriel féminin : yadrousna (يَدْرُسْنَ).

Donc, la meilleure manière de mémoriser tout cela est de prendre des verbes et refaire ce tableau : prenez votre cahier de brouillon, en haut écrivez le verbe au maadîi (المَاضِي), au moudâari3 (المُضَارِع), et au amr (الأَمْر). Les deux premières fois, ou plus si nécessaire, conjuguez le verbe en regardant le tableau, prononcez à chaque fois le verbe afin de le mémoriser. Puis faites-le sans regarder le tableau.

Par exemple, si au lieu de yadrousou (يَدْرُسُ) on a ya-koulou (يَأْكُلُ). Comment auriez-vous conjugué ya-koulou (يَأْكُلُ) avec houm (هُمْ) ? ya-koulouuna (يَأْكُلُونَ). Avec hunna (هُنَّ) ? ya-koulna (يَأْكُلْنَ).

Voilà pour la colonne du moudâari3 (المُضَارِع); à partir de là vous pouvez faire une pause pour apprendre et mettre en pratique, et ensuite revenir pour l’avant dernière colonne : al amr (الأَمْر).
الأَمْر
Continuons avec la colonne du amr (الأَمْر) : oudrous (اُدْرُسْ).

Vous remarquerez que certaines cases du tableau sont vides, pourquoi ? Tout simplement parce que l’on ne peut pas donner un ordre :
– à soit même
– à un groupe duquel on fait parti
– à une personne absente.
On donne un ordre à un interlocuteur, une personne qui est en face de nous. Et c’est la raison pour laquelle les cases remplies sont celles en face de : anta (أَنْتَ), anti (أَنْتِ), atoumaa (أَنْتُمَا), antoum (أَنْتُمْ), antounna (أَنْتُنَّ).

1/ أَنْتَ

la base du amr (الأَمْر) c’est : oudrous (اُدْرُسْ), “Etudies !”. Quand on s’adresse à un homme, le verbe se termine par un soukouun (سُكُون).

2/ أَنْتِ

Si l’on donne un ordre à une femme, la seule chose à faire est d’ajouter un yaa (ي) à la fin de oudrous (اُدْرُسْ) : oudrousii (اُدْرُسِي).
Autres exemple : koul (كُلْ) koulii (كُلِي), Manges ! oukhrouj (اُخْرُجْ) oukhroujii (اُخْرُجِي), Sors !

3/ أَنْتُمَا

Si l’on donne un ordre à deux personnes, on ajoute un alif (ا) : oudrousaa (اُدْرُسَا), Etudiez !
Autres exemples : koulaa (كُلَا), oukhroujaa (اُخْرُجَا).

4/ أَنْتُمْ

Pour donner un ordre au pluriel masculin, on ajoute un waw et un alif (وا) : oudrousou (اُدْرُسُوا), Etudiez !

5/ أَنْتُنَّ

Pour le pluriel féminin on ajoute un noun (نَ) : oudrousna (اُدْرُسْنَ), Etudiez !

Remarque : on peut voir une petite similitude entre les trois derniers cités au amr :
– oudrousaa (اُدْرُسَا)
– oudrousouu (اُدْرُسُوا)
– oudrousna (اُدْرُسْنَ)
et les trois dernières case de la colonne du maadîi :
– oudrousaa (اُدْرُسَا) ressemble à darasaa (دَرَسَ)
– oudrousouu (اُدْرُسُوا) ressemble à darasouu (دَرَسُوا)
– oudrousna (اُدْرُسْنَ) ressemble à darasna (دَرَسْنَ).
Mais ne prêtez pas attention à cela et apprenez le tableau par cœur.

Jusqu’ici, nous avons étudié le dâamir lorsqu’il est attaché à un verbe. Par exemple pour :
– oudrousii (اُدْرُسِي), le dâamir c’est le yaa (ي)
– oudrousaa (اُدْرُسَا), le dâamir que l’on a ajouté c’est le alif (ا)
– oudrousou (اُدْرُسُوا), le dâmmir c’est le waw (و)
– oudrousna (اُدْرُسْنَ), le dâmiir c’est le noun (نَ).
Tous les noms de ces dâmaa-ir (الضَّمَائِر), nous les verrons dans “ Al Ajroumiya “ (الآجُورُومِيَّة).
المَصْدَر
La dernière colonne c’est le masdar (المَصْدَر), c’est un nom : darsoun (دَرْسٌ), “un cours”.

1/ أَنَا

Si l’on veut dire “mon cours”, on ne dira pas darsou (دَرْسُ) mais : darsii (دَرْسِي).
On ajoute un yaa (ي). Mais attention ce n’est pas le même yaa que celui cité plus haut, ici c’est le yaa (ي) d’appartenance : darsii (دَرْسِي), “mon cours”; qalamii (قَلَمِي), “mon crayon”; daftari (دَفْتَرِي), “mon cahier”.

2/ نَحْنُ

Pour dire “notre cours” : darsounaa (دَرْسُنَا).

3/ أَنْتَ

Pour “ton cours” au masculin : darsouka (دَرْسُكَ).

4/ أَنْتِ

“Ton cours” au féminin : darsouki (دَرْسُكِ).

5/ أَنْتُمَا

“Votre cours” au duel : darsoukoumaa (دَرْسُكُمَا).

6/ أَنْتُمْ

“Votre cours” au pluriel masculin : darsoukoum (دَرْسُكُمْ).

7/ أَنْتُنَّ

Au pluriel féminin : darsoukounna (دَرْسُكُنَّ).

Remarque : la lettre qui précède le dâmiir qui est attaché à un nom porte une voyelle : darsouka (دَرْسُكَ). On ne le prononce pas avec un soukouun : darska (دَرْسْكَ). Alors que le dâmiir qui est attaché à un verbe sera précédé d’un soukouun : darasta (دَرَسْتَ).

8/ هُوَ

Pour dire “son cours” : darsouhou (دَرْسُهُ).

9/ هِيَ

“Son cours” au féminin : darsouhaa (دَرْسُهَا).

10/ هُمَا

“Leur cours” au duel : darsouhoumaa (دَرْسُهُمَا).

11/ هُمْ

“Leur cours” au pluriel masculin :darsouhoum (دَرْسُهُمْ).

12/ هُنَّ

“Leur cours” au pluriel féminin : darsouhounna (دَرْسُهُنَّ).

Voilà, nous en avons désormais fini avec ce tableau; il est vraiment complet et il y a énormément d’informations. C’est pour cette raison que je vous ai conseillé de le faire en plusieurs fois et de bien le maîtriser, plutôt que de le faire d’une traite et ne pas le comprendre.

En premier, apprenez les dâmaa-ir moufasîla (الضَّمَائِر المُنْفَصِلَة) : anaa (أَنَا), nahnou (نَحْنُ), anta (أَنْتَ)…l’équivalent de : je, tu, il, nous, vous, ils.

Ensuite apprenez comment conjuguer un verbe en lui ajoutant des pronoms, addâmaa-ir al mouttasîla (الضَّمَائِر المُتَّصِلَة) : au maadîi (المَاضِي), au moudâari3 (المُضَارِع) et au amr (الأَمْر); nous avons vu que les dâmaa-ir viennent après le verbe, et qu’ils sont parfois cachés comme : darasa (دَرَسَ), yadrousou (يَدْرُسُ), oudrous (اُدْرُسْ).

Et enfin apprenez comment attacher un dâmiir à un ism (اِسْم). On a vu qu’ils étaient différents de ceux qui sont attachés à un verbe. Pour les apprendre, remplacez le mot dars (دَرْس) par un autre, par exemple kitaab (كِتَاب) ou qalam (قَلَم) : qalamii (قَلَمِي), qalamounaa (قَلَمُنَا), qalamouka (قَلَمُكَ), qalamouki (قَلَمُكِ), qalamoukoumaa (قَلَمُكُمَا), qalamoukoum (قَلَمُكُمْ), qalamoukounna (قَلَمُكُنَّ), qalamouhou (قَلَمُهُ), qalamouhaa (قَلَمُهَا), qalamouhoumaa (قَلَمُهُمَا), qalamouhoum (قَلَمُهُمْ), qalamouhounna (قلَمُهُنَّ).

Je vous laisse faire les exercices, appliquez vraiment cette leçon, faites des phrases en écrivant ou en parlant avec votre entourage. L’assimilation de cette leçon prend du temps car il y a beaucoup d’informations, mais si vous la maîtriser vous pourrez réellement commencer à parler et à comprendre des textes.

Je vous souhaite bon courage, à très bientôt.

Les différences entre la grammaire et la conjugaison
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Leçon 21/30

Les différences entre la grammaire et la conjugaison

Durée : 3min26
Série : 30 Fawaids indispensables

As salamu 3aleykoum wa rahmatu Llahi wa barakaatuhu
C’est Nazmi, j’espère que vous allez bien.

Le cours d’aujourd’hui est un peu spécial, c’est un cours de transition entre ce que l’on a vu depuis le début, et ce que l’on va étudier par la suite. Nous allons voir les différences qu’il y a entre la grammaire et la conjugaison, bien sûr au niveau de la langue arabe nous n’allons pas faire un cours de français !

Quelles sont les différences entre la grammaire et la conjugaison ?

1/ La grammaire est une science plus longue que la conjugaison

La grammaire est une science qui est longue, il y a beaucoup de chapitres, beaucoup de choses à étudier. Alors que la conjugaison c’est une science qui est courte, elle ne s’étudie en une heure, mais elle est beaucoup moins longue que la grammaire, les règles sont moindres.

2_ Les règles de grammaire sont généralement plus simple que les leçons de conjugaison

L’étude de la conjugaison est plus difficile que l’étude de la grammaire. Malgré que l’étude de la grammaire soit longue et les règles nombreuses, les règles de grammaire sont généralement simples à comprendre et à appliquer. Alors que la conjugaison, bien qu’elle soit plus courte à étudier, chaque leçon est relativement compliquée.

3/ Quelle est l’utilité de la grammaire et de la conjugaison ?

L’étude de la grammaire sert seulement à déterminer la voyelle que l’on va mettre sur la dernière lettre d’un mot. Donc toutes les règles que vous allez étudier, in shaa Allah, dans la grammaire arabe, serviront à déterminer si l’ on met à la fin d’un mot une dâmma, une fatha ou une kasra. Tout simplement. Quel est l’intérêt de ceci ?
Deux choses : premièrement, avoir une meilleure compréhension de la langue arabe, car en changeant juste la dernière voyelle du mot, le sens de la phrase peut complètement changer. Deuxièmement, corriger sa langue, c’est-à-dire ne pas faire de fautes lorsque vous parlez, et exprimez réellement vos pensées. Tel est l’intérêt de l’étude de la grammaire.
Alors que l’étude de la conjugaison sert à comprendre pourquoi le mot est construit de cette manière. Par exemple, kitaab (كِتَاب) : pourquoi y a-t- il un madd après le taa ? kaatib (كَاتِب) : pourquoi y a-t-il un mad après le kaaf et une kasra en dessous du taa ?
Donc cela permet de comprendre la raison pour laquelle le mot est construit de cette manière.

4/ Comment applique-t-on les règles de grammaire et de conjugaison ?

Pour appliquer les règles de grammaire, le mot doit obligatoirement être dans une phrase, alors que ce n’est pas une condition pour appliquer les règles de conjugaison. On pourra étudier la conjugaison d’un mot qui seul, mais pour étudier un mot grammaticalement parlant il doit être dans une phrase.

Voilà, ceci est un bref résumé des différences entre la grammaire et la conjugaison. Sachez que l ‘étude de ces deux sciences est indispensable pour avoir une bonne compréhension de la langue arabe.

Le cours d’aujourd’hui est terminé, je vous retrouve très vite in shaa Allah pour notre première leçon de conjugaison.

Le Wezn
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Leçon 22/30

Le Wezn

Durée : 8min23
Série : 30 Fawaids indispensables

As salamu 3aleykoum wa rahmatu Llahi wa barakaatuhu
C’est Nazmi, j’espère que vous allez bien.

Aujourd’hui nous continuons avec une petite leçon sur la conjugaison, nous allons voir ce que signifie al wazn (الوَزْن).

الوَزْن

Linguistiquement al wazn (الوَزْن) cela signifie le poids. Mais quel est son sens dans la conjugaison ?
Les savant de la langue arabe, lorsque les gens se sont converti à l’islam et ont commencé à apprendre l’arabe, ont dû établir des règles pour faciliter son apprentissage. Ils ont donc établi des règles de grammaire, et également de conjugaison.
Avant d’étudier les règles de conjugaison, on étudie wazn al kalima (وَزْنُ الكَلِمَة), et aujourd’hui je vais vous expliquer de quelle manière on le trouve. Vous verrez par la suite que cette leçon est essentielle pour toutes les règles de conjugaison que vous apprendrez à l’avenir.

Qu’est-ce que le wazn (الوَزْن) ? Pour faire simple, le wazn d’un mot (وَزْنُ الكَلِمَة) c’est le fait de remplacer les lettres de sa racine par d’autres lettres; ces lettres on les utilisera par la suite dans les règles de conjugaison. Dans ce cours, nous allons nous concentrer sur le wazn des verbes, et nous n’allons pas étudier le wazn des noms.

Prenons par exemple les verbes : kataba (كَتَبَ), shariba (شَرِبَ), tâhoura (طَهُرَ).

1/ kataba (كَتَبَ)
kataba (كَتَبَ) signifie “écrire”.
Le wazn (الوَزْن) de kataba (كَتَبَ), c’est fa3ala (فَعَلَ). Comment le sait-on ?
Dans la langue arabe la racine des verbes est soit de trois lettres et ce dans la grande majorité, soit de quatre lettres. kataba (كَتَبَ) c’est un verbe de trois lettres, donc sa racine correspond aux lettres que l’on a face à nous.
La première lettre de la racine c’est le kaaf (ك); la deuxième le taa (ت) et la troisième lettre de la racine le baa (ب).
On remplace la première lettre de la racine par la lettre faa (ف).
La deuxième lettre de la racine on la remplace par la lettre 3ain (ع).
Et la troisième lettre de la racine on la remplace par la lettre laam (ل).
Suite à cela on met sur le wazn les voyelles qui sont sur le verbe :
– sur le kaaf il y a une fatha (كَ) alors sur le faa on met également une fatha (فَ);
– sur le tta il y a une fatha (تَ) donc sur le 3ain on met aussi une fatha (عَ);
– le baa porte une fatha (بَ) donc le sur le laam on met une fatha (لَ).
Ainsi on obtient le wazn de kataba (كَتَبَ) : fa3ala (فَعَلَ).

2/ shariba (شَرِبَ)
Si on prend le verbe shariba (شَرِبَ), qui signifie “boire”, son wazn sera fa3ila (فَعِلَ).
On a remplacé la première lettre de shariba (شَرِبَ) par un faa (ف) et on a mis la fatha qui était sur le shiin (شَ) : faa (فَ).
Puis on a remplacé la deuxième lettre de la racine par un 3ain (ع), et comme elle avait une kasra (رِ) on a également mis une kasra : 3i (عِ).
Enfin la dernière lettre de shariba (ب) on l’a remplacée par un laam (ل) et on lui mis la fatha comme dans racine du verbe (بَ) :la (لَ).
On obtient donc le wazn : fa3ila (فَعِلَ).

3/ tâhoura (طَهُرَ)
Prenons un troisième verbe : tâhoura (طَهُرَ).
Le wazn de tâhoura (طَهُرَ) c’est fa3oula (فَعُلَ). Vous trouverez ce wazn de la même manière que les deux wazn précédents. Pour obtenir le wazn d’un verbe :
– on remplace les lettres de sa racine : la première lettre par un faa (ف), la deuxième par un 3ain (ع) et la troisième par un laam (ل).
– ensuite on ajoute au wazn les voyelles présentes dans le verbe.

Pourquoi est-il intéressant d’étudier ceci ? Car, comme nous allons le voir dans les cours suivants, si un verbe est composé de plus de trois lettres (quatre, cinq, six lettres) au maadîi (المَاضِي), alors les règles de conjugaison vont changer. Les arabes ont mis en place des règles de conjugaison, et il y a des règles pour conjuguer des verbes de quatre lettres, d’autres règles pour des verbes de cinq lettres et également d’autres règles pour les verbes de six lettres. Mais cela nous le verrons en détail dans les cours suivants.

En résumé, vous devez retenir de cette leçon que les arabes ont mis en place le wazn d’un fi3l pour faciliter l’apprentissage des règles de conjugaison. Que signifie le wazn (الوَزْن) ? C’est le fait de remplacer la première de la racine par un faa (ف), la deuxième par un 3ain (ع) et la troisième par un laam (ل). Puis on remet exactement les mêmes voyelles et on obtient le wazn.

En bonus, avant de passer au cours suivant et d’aborder les verbes de plus de trois lettres, nous allons étudier d’autres exemples. Nous avions dit que l’on étudiait seulement le wazn des verbes, mais dans ce bonus nous allons prendre également des wazn de nom.

Premier exemple : kaatib (كَاتِب)
kaatib (كَاتِب), signifie “un écrivain”. C’est donc ism (اِسْم), un nom.
kaatib (كَاتِب) vient de kataba (كَتَبَ), on retrouve la même racine, ainsi que les lettres dans le même ordre : ka – ta – ba (ك) (ت) (ب).
Mais l’on remarque ici, qu’après le kaaf (ك) on a ajouté un alif (كا), et que sur le taa il n’y a plus une fatha comme dans kataba (تَ), mais une kasra (تِ) : kaatib (كَاتِب).
Quel est le wazn de kaatib (كَاتِب) ? Afin que vous compreniez la méthode, nous allons faire cet exercice ensemble.
On prend la première lettre de la racine : le kaaf (ك), car la racine de kaatib (كَاتِب) c’est kataba (كَتَبَ).
On remplace le kaaf par un faa (ف).
Comme sur le kaaf de kaatib (كَاتِب) il y avait une fatha (كَ), on la met également une fatha sur le faa : (فَ).
Ensuite le alif ici de kaatib (ا), c’est une lettre qui a été ajoutée, donc on l’ajoute également tel quel dans le wazn : faa (فَا).
Ensuite le taa (ت) c’est la deuxième lettre de la racine de kaatib, et la deuxième lettre de la racine doit être remplacée par un 3ain (ع) : faa3 (فَاع).
Le taa a une kasra (تِ), donc met la kasra sur le 3ain : faa3i (فَاعِ).
La dernière lettre de kaatib (كَاتِب) c’est un baa (ب), c’est la dernière lettre de la racine, elle doit être remplacée par un laam (ل).
On obtient ainsi le wazn de kaatib (كَاتِب) :faa3il (فَاعِل).

Deuxième exemple : kitaab (كِتَاب)
kitaab (كِتَاب), signifie “un livre”. Ce nom là est également dérivé du verbe kataba (كَتَبَ), “écrire”.
Quel est le wazn de kitaab ?
On remplace le kaaf avec une kasra (كِ) par un faa avec une kasra : fi (فِ).
Le taa avec une fatha (تَ) on le remplace par un 3ain avec une fatha : fi3a (فِعَ).
Le alif (ا) a été ajouté donc on l’ajoute tel quel dans le wazn : fi3aa (فِعَا).
Le baa (ب) on le remplace par un laam (ل) car c’est la troisième de la racine, et on obtient le wazn de kitaab (كِتَاب) : fi3aal (فِعَال).

Voilà, j’espère que la leçon du jour est claire. Nous avons vu deux exemples en plus afin que vous puissiez mieux la comprendre. N’hésitez pas à vous exercer à trouver les wazn des verbes à trois lettres uniquement, car pour les autres verbes vous aurez besoin de la leçon suivante pour comprendre comment procéder.

Je vous laisse apprendre cette leçon, et je vous retrouve très vite in shaa Allah pour le cours suivant.

Les règles à apprendre dans la conjugaison
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Leçon 23/30

Les règles à apprendre dans la conjugaison

Durée : 11min33
Série : 30 Fawaids indispensables

As salamu 3aleykoum wa rahmatu Llahi wa barakaatuhu
C’est Nazmi, j’espère que vous allez bien.

Nous sommes toujours dans notre série sur les fawaaid les plus importantes de la langue arabe dans la grammaire et la conjugaison. Nous avons commencé par les fawaaid en rapport avec la grammaire et maintenant nous voyons celles liées à la conjugaison.

Dans le cours précédent nous avons étudié une chose très importante, le wazn et sa signification, si vous ne l’avez pas fait je vous invite à le faire, car les cours suivants seront basés sur cette leçon.

Donc, comme nous l’avons appris précédemment, les arabes ont établi des règles pour conjuguer les verbes composés de plus de trois lettres. Par contre, concernant les verbes de trois lettres, il faut les apprendre, tout simplement.
Par exemple, pour savoir que le verbe kataba (كَتَبَ) c’est : kataba (كَتَبَ) yaktoubou (يَكْتُبُ), vous devrez l’apprendre, car il n’y a pas de règle en soi qui indique que c’est yaktoubou (يَكْتُبُ) et non pas yaktibou (يَكْتِبُ) ou yaktabou (يَكْتَبُ).
Il en va de même pour le verbe shariba (شَرِبَ), il n’y a pas de règle qui dit que c’est obligatoirement yashrabou (يَشْرَبُ), car cela aurait pu également être yashribou (يَشْرِبُ) ou yashroubou (يَشْرُبُ).
On comprend de cela, que les verbes de trois lettres au maadîi (المَاضِي) vu qu’il n’y a pas de règle, c’est du par cœur.

A l’inverse, il y a des règles pour conjuguer les verbes au maadîi qui sont composés de quatre, cinq ou six lettres. Cela rend les choses beaucoup plus simples, une fois que vous aurez appris ces règles-là par cœur, elles sont au nombre de neuf, vous aurez énormément de facilités à apprendre à conjuguer un verbe en arabe.
Pourquoi ? car les verbes qui ont un wazn similaire au maadîi, ont une conjugaison similaire au moudâari3 (المُضَارِع), au amr (الأَمْر) et au masdar (المَصْدَر).
Donc un verbe de quatre lettres ou plus, vous avez simplement besoin d’apprendre le maadîi (المَاضِي) avec sa traduction, et vous saurez le conjuguer quoi qu’il soit.

Nous allons maintenant détailler ces règles ensemble et vous devrez les apprendre in shaa Allah.

Les neufs règles

1/ أَفْعَلَ
La première règle concerne le wazn af3ala (اَفْعَلَ), nous allons l’expliquer en détail, puis cela sera exactement la même chose pour les huit autres.
Que remarque-ton avec af3ala (اَفْعَلَ) ? On voit que l’on a ajouté une hamza (أ) avant la racine du verbe. Souvenez-vous que la racine d’un mot est composée du fa (ف), du 3ain (ع) et du laam (ل).

Premier exemple : le verbe kharaja (خَرَجَ)
Si on le transforme au wazn af3ala (اَفْعَلَ) on obtient : akhraja (أَخْرَجَ).
Pourquoi ? parce que la hamza a été ajoutée à la racine wazn (فَعَلَ), donc on l’ajoute également à la racine du verbe (خَرَجَ).
Le faa (ف) équivaut à la première lettre de la racine, ce qui correspond pour le verbe kharaja (خَرَجَ) au khaa (خ).
On met sur le khaa (خ) le soukoun présent sur le faa de af3ala (أَفْعَلَ) ce qui donne : akh (أَخْ).
Le 3ain avec la fatha (عَ) correspond au raa (رَ) : akhra (أَخْرَ).
Et enfin le laam avec la fatha (لَ) correspond au jiim (جَ), qui est à la troisième lettre de la racine, donnant ainsi : akhraja (أَخْرَجَ).

Akhraja (أَخْرَجَ) est un verbe au maadîi (المَاضِي) qui se conjugue au moudâari3 (المُضَارِع) : youkhrijou (يُخْرِجُ).
Pourquoi ? car le wazn af3ala (اَفْعَلَ) se conjugue de cette manière : af3ala (اَفْعَلَ) youf3ilou (يُفْعِلَ) af3il (أَفْعِلْ) if3aaloun (إِفْعَالٌ).
La conjugaison de akhraja (أَخْرَجَ) est donc : akhraja (أَخْرَجَ) youkhrijou (يُخْرِجُ) akhrij (أَخْرِجْ) ikhraajoun (إِخْرَاجٌ).

Deuxième exemple : dakhala (دَخَلَ)
Le verbe dakhala (دَخَلَ), “entrer”, est le contraire de kharaja (خَرَجَ), “sortir”.
Si l’on transforme dakhala (دَخَلَ) au wazn af3ala (أَفْعَلَ) on obtient : adkhala (أَدْخَلَ).
La conjugaison de adkhala (أَدْخَلَ) c’est très simple : adkhala (أَدْخَلَ) youdkhilou (يُدْخِلُ) adkhil (أَدْخِلْ) idkhaaloun (إِدْخَالُ).
On remarque, que lorsque les wazn au maadîi sont identiques, ils se conjuguent de la même manière au moudâari3 (المُضَارِع) au amr (الأَمْر) et au masdar (المَصْدَر).

Je vous ai expliqué ici en détail la première règle; pour les huit autres c’est exactement la même chose, seuls leurs wazn diffèrent. Pour af3ala (أَفْعَلَ) on a ajouté une hamza (أ), pour les autres règles ce sont juste des lettres différentes qui ont été ajoutées.

2/ فَاعَلَ
Ici, nous n’avons pas ajouté une hamza (أ), mais un alif (ا) après la première lettre de la racine : faa3ala (فَاعَلَ).
Le wazn faa3ala (فَاعَلَ) se conjugue ainsi : faa3ala (فَاعَلَ) youfaa3ilou (يُفَاعِلُ) faa3il (فَاعِلْ) moufaa3alatoun (مُفَاعَلَةٌ).

Pour chaque règle, je vous donne un verbe en exemple vous pourrez ainsi voir qu’il se conjugue de la même manière.
Au wazn faa3ala (فَاعَلَ) nous avons par exemple le verbe qaatala (قَاتَلَ) : qaatala (قَاتَلَ) youqaatilou (يُقَاتِلُ) qaatil (قَاتِلْ) mouqaatalatoun (مُقَاتَلَةٌ).

3/ فَعَّلَ
Le troisième wazn est fa33ala (فَعَّلَ) avec une shadda sur le 3ain (عَّ).
Ne vous y trompez pas, c’est un verbe composé de quatre lettres, car le fait d’ajouter une shadda double la lettre; donc ici fa33ala (فَعَّلَ) est composé de quatre lettres et non pas de trois lettres : (ف) (ع) (ع) (ل).

Le wazn fa33ala (فَعَّلَ) se conjugue ainsi : fa33ala (فَعَّلَ) youfa33ilou (يُفَعِّلُ) fa33il (فَعِّلْ) taf3iiloun (تَفْعِيلٌ).
Et pour ce wazn il y a par exemple le verbe nazzâma (نَظَّمَ) : nazzâma (نَظَّمَ) younazzîmou (يُنَظِّمٌ) nazzîm (نَظِّمْ) tanzîimoun (تَنْظِيمٌ).

4/ اِنْفَعَلَ
Le quatrième wazn est infa3ala (اِنْفَعَلَ) : infa3ala (اِنْفَعَلَ) yanfa3ilou (يَنْفَعِلُ) infa3il (اِنْفَعِلْ) infi3aaloun (اِنْفِعَالٌ).
Comme par exemple le verbe indaraja (اِنْدَرَجَ) : indaraja (اِنْدَرَجَ) yandarijou (يَنْدَرِجُ) indarij (اِنْدَرِجْ) indiraajoun (اِنْدَرَاجٌ).

5/ اِفْتَعَلَ
Le wazn ifta3ala (اِفْتَعَلَ) se conjugue ainsi : ifta3ala (اِفْتَعَلَ) yafta3ilou (يَفْتَعِلُ) ifta3il (اِفْتَعِلْ) ifti3aaloun (اِفْتِعَالٌ).
Parmis les verbes au wazn ifta3ala (اِفْتَعَلَ) le verbe istatara (اِسْتَتَرَ) : istatara (اِسْتَتَرَ) yastatirou (يَسْتَتِرُ) istatir (اْسْتَتِرْ) istitaaroun (اِسْتِتَارٌ).

6/ تَفَاعَلَ
Le sixième wazn est tafaa3ala (تَفَاعَلَ) ; tafaa3ala (تَفَاعَلَ) yatafaa3alou (يَتَفَاعَلُ) tafaa3al (تَفَاعَلْ) tafaa3ouloun (تَفَاعُلٌ).
Comme le verbe tadaarasa (تَدَارَسَ) : tadaarasa (تَدَارَسَ) yatadaarasou (يَتَدَارَسُ) tadaaras (تَدَارَسْ) tadaarousoun (تَدَارُسٌ).

7/ تَفَعَّلَ
Le wazn tafa33ala (تَفَعَّلَ) avec une shadda sur le 3ain (عّ) : tafa33ala (تَفَعَّلَ) yatafa33alou (يَتَفَعَّلُ) tafa33al (تَفَعَّلْ) tafa33ouloun (تَفَعَّلٌ).
Comme le verbe ta3allama (تَعَلَّمَ) : ta3allama (تَعَلَّمَ) yata3allamou (يَتَعَلَّمُ) ta3allam (تَعَلَّمْ) ta3alloumoun (تَعَلُّمٌ).

8/ اِفْعَلَّ
Huitième et avant dernier wazn if3alla (اِفْعَلَّ) : if3alla (اِفْعَلَّ) yaf3allou (يَفْعَلُّ) if3alil (اِفْعَلِلْ) if3ilaaloun (اْفْعِلَالٌ).
Comme par exemple le verbe ihmarra (اِحْمَرَّ) : ihmarra (اِحْمَرَّ) yahmarrou (يَحْمَرُّ) ihmarir (اِحْمَرِرْ) ihmiraaroun (اِحْمْرَارٌ).

9/ اِسْتَفْعَلَ
Et enfin le dernier wazn et la dernière règle istaf3ala (اِسْتَفْعَلَ) : istaf3ala (اِسْتَفْعَلَ) yastaf3ilou (يَسْتَفْعِلُ) istaf3il (اِسْتَفْعِلْ) istif3aaloun (اِسْتِفْعَالٌ).
Comme le verbe istakhdama (اِسْتَخْدَمَ) : istakhdama (اِسْتَخْدَمَ) yastakhdimou (يَسْتَخْدِمُ) istakhdim (اِسْتَخْدِمْ) istikhdaamoun (اِسْتِخْدَامٌ).

Vous avez ici réuni les neuf règles que vous devez apprendre par cœur. Un conseil, apprenez-les ligne par ligne et chaque règle l’une à la suite de l’autre, répétez-les et écrivez-les plusieurs fois afin de bien les ancrer.
Une fois que vous aurez appris ces neuf règles-là, quand vous rencontrerez un verbe de quatre, cinq, ou six lettres, vous verrez qu’il se conjugue de la même manière, et vous l’apprendrez beaucoup plus vite.

Faa-ida

Dernière petite faa-ida avant de conclure cette leçon : quelle est l’utilité d’ajouter des lettres à la racine d’un mot ?
Dans chaque cas ci-dessus une ou plusieurs lettres a été ajoutée au verbe :
1/ un alif avec une hamza (أ)
2/ un alif (ا)
3/ la lettre a été doublée avec une shadda (عَّ)

Le fait d’ajouter des lettres à la racine d’un mot indique :
– un sens supplémentaire
– ou nuance par rapport à la base du verbe.

Je vais vous donner un exemple simple afin de bien comprendre ce dont on parle. Mais sachez que le détail de ces règles-là, vous les étudierez in shaa Allah au travers d’un livre de sârf (الصَّرْف).

Exemple : le wazn de la première règle af3al (أَفْعَلَ) : af3ala (أَفْعَلَ) youf3ilou (يُفْعِلُ) af3il (أَفْعِلْ) if3aaloun (إِفْعَالٌ).
Pour ce wazn-là on a donc ajouté une hamza (أ) avant la première lettre de la racine.
Si on prend le verbe dakhala (دَخَلَ) qui signifie “entrer”, “il est entré ».
Le fait de lui ajouter une hamza (أ) au début va nuancer le sens du verbe : adkhala (أَدْخَلَ), ce n’est plus lui qui est rentré, mais il a fait entrer quelque chose. Donc adkhala (أَدْخَلَ) signifie “il a fait entrer” et pas “il est entré”.

C’est la même chose avec le verbe kharaja (خَرَجَ), “sortir”.
Si on ajoute une hamza (أ) au début du verbe : akhraja (أَخْرَجَ), cela signifie “il a fait sortir”.

Voilà une nuance parmi les sens que donne l’ajout de cette hamza (أ), car le fait d’ajouter une hamza au début du verbe, peut avoir trois sens différents qui sera déterminé en fonction du contexte.
Et c’est ainsi pour toutes les autres règles, le fait d’ajouter des lettres à certains endroits du verbe va, soit apporter un sens au verbe, ou soit une nuance.

Voilà pour ce cours, qui est un cours très important, je vous conseille de le relire plusieurs fois si besoin, de bien le comprendre, et de l’apprendre par cœur avant de passer à la suite. Je vous remercie d’avoir suivi ce cours en entier, et je vous dis à très vite in shaa Allah pour une nouvelle leçon.

Ism al Fa'il et Ism al Maf'oul
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Leçon 24/30

Ism al Fa'il et Ism al Maf'oul

Durée : 8min23
Série : 30 Fawaids indispensables

As salamu 3aleykoum wa rahmatu Llahi wa barakaatuhu
C’est Nazmi, j’espère que vous allez bien.

Dans le cours précédent nous avons vu une introduction à la conjugaison, nous avons appris la signification du wazn d’un fi3l (وَزْنُ الفِعْلِ), ainsi que neuf règles; j’espère que vous les avez apprise, car elles vont énormément vous faciliter dans l’apprentissage du vocabulaire et des verbes.

Aujourd’hui nous allons continuer dans la conjugaison, et nous allons étudier deux choses :
– ism al faa3il (اِسْمُ الفَاعِل)
– ism al maf3ouul (اِسْمُ المَفْعُول).

1/ اِسْمُ الفَاعِل
Que signifie ism al faa3il (اِسْمُ الفَاعِل) ?

اِسْمُ الفَاعِلِ هُوَ الَّذِي يَفْعَلُ الفِعْل,
c’est celui qui fait l’action.

Attention à ne pas confondre avec al faa3il (الفَاعِل) qui est une classe grammaticale; notre leçon traite de la conjugaison et non pas de la grammaire.
Rappelons que l’étude de la conjugaison nous permet de comprendre comment se construit un mot, alors que la grammaire nous indique comment se termine un mot, par exemple, si c’est un faa3il (فَاعِل), on sait qu’il doit finir par une dâmma.

2/ اِسْمُ المَفْعُول
Que signifie ism al maf3ouul (اِسْمُ المَفْعُول) ?

اِسْمُ المَفْعُول هُوَ الَّذِي فُعِلَ عَلَيْهِ الفِعْل
c’est celui sur lequel l’action a été faite.

Ensuite, dans notre tableau vous avez trois colonnes :
– al fi3l (الفِعْل)
– ism al faa3il (اِسْمُ الفَاعِل)
– ism al maf3ouul (اِسْمُ المَفْعُول).

Sachez qu’il y a deux règles à connaître pour extraire le ism al faa3il (اِسْمُ الفَاعِل) et le ism al maf3ouul (اِسْمُ المَفْعُول) d’un verbe :
– une règle pour les verbes de trois lettres
– une règle pour les verbes de plus de trois lettres.

LES VERBES DE TROIS LETTRES

Premier exemple : kataba (كَتَبَ)
Le verbe “écrire”, kataba (كَتَبَ), comment va-t-on procéder pour extraire son ism al faa3il (اِسْمُ الفَاعِل) : “un écrivain” ? Et comment va-t-on extraire son ism al maf3ouul (اِسْمُ المَفْعُول) : “ce qui est écrit” ?
On comprend ici, l’importance d’avoir assimilé la leçon précédente : tout simplement, en modifiant le wazn.

Le wazn de kataba (كَتَبَ) c’est fa3ala (فَعَلَ).
En modifiant le wazn fa3ala (فَعَلَ) par le wazn faa3il (فَاعِل), on obtient ism al faa3il (اِسْمُ الفَاعِل), celui qui fait l’action.
Donc, on remplace kataba (كَتَبَ) par son wazn : fa3ala (فَعَلَ).
Puis on transforme fa3ala (فَعَلَ) au wazn faa3il (فَاعِل).
Ensuite, on remet les lettres de base, on obtient ainsi : kaatib (كَاتِب), qui signifie “un écrivain”, c’est lui qui fait l’action d’écrire.

Et si l’on veut trouver le ism maf3ouul (ِاِسْمُ المَفْعُول) de kataba (كَتَبَ), on change le wazn fa3ala (فَعَلَ) par le wazn maf3ouul (مَفْعُول), ce qui donne avec le verbe kataba (كَتَبَ) : maktoub (مَكْتُوب).
Le faa (ف) correspond à la première lettre de la racine de kataba (كَتَبَ) : kaaf (ك).
Le 3ain (ع) à la deuxième lettre de la racine : taa (ت).
Le laam (ل) à la troisième : baa (ب).
Pour construire le ism maf3ouul (اِسْمُ المَفْعُول) on a également ajouté :
– un miim (م) au début : maf (مَفْ),
– et un mad bi al waw : 3ouu (عُو), ce qui nous donne maf3ouul (مَفْعُول).

Deuxième exemple : shariba (شَرِبَ)
Le wazn de shariba (شَرِبَ), c’est fa3ila (فَعِلَ).
Pour extraire son ism al faa3il (اِسْمُ الفَاعِل), on le passe au wazn faa3il (فَاعِل), et on obtient : shaarib (شَارِب), “celui qui boit”.

Pour extraire son ism al maf3ouul (اِسْمُ المَفْعُول), on le passe au wazn maf3ouul (مَفْعُول) : mashrouub (مَشْرُوب), “une boisson”.

Donc, comme nous l’avons dit, il y a une règle pour les verbes de trois lettres, et une règle pour les verbes de plus de trois lettres. Pour un verbe de trois lettres c’est facile, pour extraire son ism faa3il (اِسْمُ الفَاعِل) et son ism maf3ouul (اِسْمُ المَفْعُول) on remplace fa3ala (فَعَلَ) par : faa3il (فَاعِل) et maf3ouul (مَفْعُول).

LES VERBES DE PLUS TROIS LETTRES AU MAADÎI

Les verbes de quatre lettres
Le premier exemple du tableau, nazzâafa (نَظَّفَ), est un verbe au maadîi (المَاضِي) qui est composé de plus de trois lettres. Rappelez-vous que la shadda (ظّ) sert à doubler la lettre, donc nazzâfa (نَظَّفَ) est un verbe de quatre lettres : (نَ) (طْ) (طَ) (فَ).

Pour extraire le ism faa3il (اِسْمُ الفَاعِل) de nazzâfa (نَظَّفَ), on va utiliser une autre règle qui, elle, est faite de plusieurs étapes :
1/ on conjugue le verbe au moudâari3 (المُضَارِع). Le moudâari3 de nazzâfa (نَظَّفَ) c’est younazzîfou (يُنَظِّفُ);
2/ puis on remplace la première lettre, le yaa (ي), par un miim (م), tout en gardant la même voyelle : mou (مُ);
3/ si l’on veut le ism faa3il (اِسْمُ الفَاعِل), l’avant dernière voyelle doit être une kasra, ce nous donne : mounazzîf (مُنَظِّف), “celui qui nettoie”;
4/ si l’on veut le ism maf3ouul (اِسْمُ المَفْعُول), l’avant dernière voyelle doit être une fatha : mounazzâf (مُنَظَّف), “ce qui est nettoyé”.

Les verbes de cinq et six lettres
Exemple avec isthkdama (اِسْتَخْدَمَ), qui est un verbe composé de six lettres :
1/ on le conjugue au moudâari3 (المُضَارِع), donc si vous avez bien appris les règles de conjugaison, il est au wazn istaf3ala (اِسْتَفْعَلَ) yastaf3ilou (يَسْتَفْعِلُ) : yastakhdimou (يَسْتَخْدِمُ);
2/ on remplace la première lettre ainsi que sa voyelle, ya (يَ), par un miim avec une dâmma : mou (مُ). Pourquoi ? Car le ism faa3il (اِسْمُ الفَاعِل) et le ism maf3ouul (اِسْمُ المَفْعُول) commencent toujours par “mou” (مُ);
3/ enfin, l’avant dernière voyelle, si il y a une kasra c’est un ism faa3il : moustakhdim (مُسْتَخْدِم), “celui qui utilise”;
4/ si c’est une fatha, c’est un ism maf3ouul : mousthkadam (مُسْتَخْدَم), “ce qui est utilisé”.
Faa-ida
Petite faa-ida avant la fin du cours d’aujourd’hui : pourquoi avec nazzâfa (نَظَّفَ) je vous ai dit de remplacer la lettre yaa (ي) par un miim (م), mais de garder la voyelle ? Tout simplement car la dâmma était déjà présente.
Mais on pourrait se poser la question : comment se fait-il que nazzâfa (نَظَّفَ) au moudâari3 (المُضَارِع) il a une dâmma, alors que ce n’est pas le cas pour yastakhdimou (يَسْتَخْدِمُ) ?
Il y a une règle, simple, à connaître, retenez-la :
Un verbe composé de quatre lettres au maadîi (المَاضِي), commence au moudâari3 (المُضَارِع) par un yaa avec une dâmma (يُ), et ce,encore une fois, seulement pour les verbes de quatres lettres.
Alors que les verbes composés de trois, cinq et six lettres, commenceront au moudâarir (المُضَارِع) par un yaa avec une fatha (يَ).

Le èlif de l'impératif
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Leçon 25/30

Le èlif de l'impératif

Durée : 2min56
Série : 30 Fawaids indispensables

As salamu 3aleykoum wa rahmatu Llahi wa barakaatuhu
C’est Nazmi, j’espère que vous allez bien et que les leçons précédentes ont été bénéfiques.

Aujourd’hui nous allons apprendre ensemble à déterminer la voyelle qui doit débuter le fi3l al amr (الفِعْلُ الأَمْر) lorsque celui-ci commence par un alif (ا); donc, attention, il ne s’agit pas de la hamza (أ), mais du alif (ا), prenez garde à bien faire la distinction entre les deux.

En lisant le Coran, il arrive que l’on rencontre un fi3l amr (فِعْل أَمْر) qui commence par un alif (ا) qui n’a ni de dâmma, ni de kasra, ni de fatha. Comment savoir avec quelle voyelle prononcer avec ce alif ?

L’astuce est simple : il suffit de regarder la voyelle de la troisième lettre :

1/ la troisième lettre porte une dâmma

Si sur la troisième lettre il y a une dâmma, le alif du début portera obligatoirement une dâmma : (اُ).

Exemple : (اخْرُجْ). Le fi3l al amr (الفِعْلُ الأَمْر) oukhrouj (اخْرُجْ), commence par un alif, suivit d’un kha (خ), puis la troisième lettre est un raa (ر) avec une dâmma (رُ), donc automatiquement on met une dâmma sur le alif : oukhrouj (اُخْرُجْ).

2/ la troisième lettre porte une fatha ou une kasra

Si sur la troisième lettre il y a une fatha ou une kasra, le alif qui débute le fi3l amr commencera obligatoirement par une kasra : (اِ).

Premier exemple : (اشْرَبْ). La troisième lettre du verbe ishrab (اشْرَبْ),le raa (ر), porte une fatha (رَ), donc, selon la règle, le alif se prononce avec une kasra : ishrab (اِشْرَبْ).

Deuxième exemple : (انْزِلْ). Le verbe inzil (انْزِلْ) commence par un alif (ا), suivi d’un noun (ن), puis un zay (ز). Le zay a une kasra (زِ), c’est la troisième lettre, donc le alif du début se prononcera aussi avec une kasra : inzil (اِنْزِلْ).

Pour résumer, c’est simple, si vous voyez un fi3l al amr (فِعْل أَمْر) commençant par un alif et qu’il n’a ni de voyelle au dessus, ni en dessous, regardez la troisième lettre :
– si c’est une dâmma, le alif aura une dâmma
– si c’est une fatha ou une kasra, le alif aura obligatoirement une kasra, et il n’aura jamais de fatha.

Voilà pour la faa-ida, je vous dis à très vite in shaa Allah pour une nouvelle leçon.

Rendre quelque chose petit
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Leçon 26/30

Rendre quelque chose petit

Durée : 3min10
Série : 30 Fawaids indispensables

As salamu 3aleykoum wa rahmatu Llahi wa barakaatuhu
C’est Nazmi, j’espère que vous allez bien.

Aujourd’hui nous allons étudier quelque chose de nouveau dans la conjugaison :

التَّصْغِير

Que signifie attasghiir (التَّصْغِير) ? c’est le fait de rendre quelque chose petit.
Le mot al qalam (القَلَم), “le crayon”, dans la langue arabe si l’on veut dire “le petit crayon” en un seul mot, il suffit de le transformer avec un wazn qui est spécifique aux awzaan attasghiir (أَوْزَانُ التَّصْغِير).

Pour rendre quelque chose de petit il y a trois wazn différents :
– fou3ail (فُعَيْل), pour les mots de trois lettres.
– fou3ai3il (فُعَيْعِل), pour les mots de quatre lettres
– fou3ai3iil (فُعَيْعِيل),avec un mad bi al yaa (ي), pour les mots de cinq lettres.

1/ فُعَيْل

Premier exemple : qalam (قَلَم)
Le mot qalam (قَلَم) est composé de trois lettres. Pour le mettre à la forme tasghiir (تَصْغِير), “un petit crayon” on dira : qoulaim (قُلَيْم).

Deuxième exemple : jabal (), “une montagne”.
Pour dire “une petite montagne” on dira : joubail ().

Troisième exemple : 3oubaid ()
3oubaid (عُبَيْد) c’est la forme tasghiir (تَصْغِير) de 3abd (عَبْد), “un serviteur”. Donc pour “un petit serviteur” on dira : 3oubaid (عُبَيْد).

2/ فُعَيْعِل

Ce wazn tasghiir (وَزْنُ التَّصْغِير) s’utilise pour les mots de quatre lettres, il est moins courant.

Exemple : le prénom Jarjfar (جَرْفَر). Pour dire “le petit Jarfar” on dira : jouraifir (جُرَيْفِر), au wazn fou3ai3il (فُعَيْعِل).

3/ فُعَيْعِيل

Exemple : miftaah (مِفْتَاح), “une clée”
C’est un mot composé de cinq lettres: (م) (ف) (ت) (ا) (ح). Pour “une petite clée” on dira : moufaitiih (مُفَيْتِيح).

Voilà pour les awzaan attasghiir (أَوْزَانُ التَّصْغِير), le plus simple à mettre en pratique pour le moment c’est le wazn fou3ail (فُعَيْل), prenez des mots composés de trois lettres et mettez-les au wazn fou3ail (فُعَيْل).

Voyons d’autres exemples :
– le prénom Hassan (حَسَن), sa forme tasghiir (تَصْغِير) c’est Houssain (حُسَيْن). Comme al hassan et al houssain (الحَسَن و الحُسَيْن).
– daftar (دَفْتَر), “un cahier”, pour “un petit cahier” on dit : doufaitir (دُفَيْتِر).

Je vous laisse apprendre ces trois awzaan : fou3ail (فُعَيْل), fou3ai3il (فُعَيْعِل) et fou3ai3iil (فُعَيْعِيل). Entraînez-vous à passer à la forme tasghiir (تَصْغِير) avec des mots différents, et je vous retrouve très vite in shaa Allah, pour une nouvelle leçon.

Noun at Tawkid
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Leçon 27/30

Noun at Tawkid

Durée : 3min14
Série : 30 Fawaids indispensables

As salamu 3aleykoum wa rahmatu Llahi wa barakaatuhu
C’est Nazmi, j’espère que vous allez bien.

Aujourd’hui nous allons apprendre comment appuyer, insister sur le sens d’un verbe en ajoutant une lettre que l’on appelle :

نُونُ التَّوْكِيد
Cette lettre, le noun attawkiid (نُونُ التَّوْكِيد), est de deux catégories :
– al khafiifa (الخَفِيفَة)
– atthaqiila (الثَّقِيلَة)

1/ نُونُ التَّوْكِيد الخَفِيفَة
Linguistiquement cela signifie “légère”, c’est un noun avec un soukouun (نْ).

2/ نُونُ التَّوْكِيد الثَّقِيلَة
Linguistiquement cela signifie “lourde”, c’est un noun avec une shadda et une fatha (نَّ).

Ce noun-là, qu’il soit avec le soukouun (نْ) ou la shadda (نَّ), est spécifique au fi3l al moudâari3 (الفِعْل المُضَارِع) et au fi3l al amr (الفِعْل الأَمْر), mais on ne peut pas l’ajouter au fi3l maadîi (الفِعْل المَاضِي).
Donc si l’on veut insister sur le sens d’un fi3l au maadîi (الفِعِل المَاضِي) on n’utilise pas le noun attawkiid (نُونُ التَّوْكِيد). Le noun attawkiid (نُونُ التَّوْكِيد) s’utilise pour appuyer sur le sens d’un fi3l au moudâari3 (مُضَارِع) ou au amr (أَمْر).

Exemple au moudâari3 (مُضَارِع)
Si je dis : zaidoun yadrousou (زَيْدُ يَدْرُسُ), “Zaid étudie”, puis qu’une personne me réplique “non, il n’étudie pas”.
Moi, je veux insister, je veux lui prouver que Zaid étudie en ce moment.
En premier lieu je vais ajouter un noun avec un soukouun (نْ) et dire : zaidoun yadrousan (زَيْدُ يَدْرُسَنْ). Le fait d’avoir ajouter ce noun implique deux choses :
– ce n’est plus yadrousou (يَدْرُسُ) mais yadrousa (يَدْرُسَ), le siin porte désormais une fatha (سَ).
– cela insiste sur le sens que Zaid étudie.
Si malgré ça, la personne en face de moi ne me croit toujours pas et persiste : “non, Zaid il n’étudie pas”.
Je vais appuyer encore plus sur le sens du verbe et utiliser le noun attawkiid atthaqiila (نُونُ التَّوْكِيد الثَّقِيلَة) et dire : zaidoun yadrousanna (زَيْدٌ يَدْرُسَنَّ), cela signifie “Zaid étudie” et j’insiste fortement la-dessus. Ici, le siin porte toujours une fatha (سَ) mais maintenant, il y a une shadda avec une fatha sur le noun (نَّ).

Exemple au amr (أَمْر)
Et c’est la même chose avec le fi3l al amr (الفِعْل الأَمْر) : si vous demandez à quelqu’un de sortir vous allez lui d’abord lui dire : oukhrouj (اُخْرُجْ).
Si cette personne ne sort pas et que vous souhaitez insister, ajoutez à la fin du verbe un noun avec un soukouun (نْ) et dites : oukroujan (اُخْرُجَنْ).
S’il refuse toujours de sortir et que vous voulez appuyer encore plus votre demande, ajoutez le noun avec la shadda (نَّ) et dites : oukhroujanna (اُخْرُجَنَّ).

Donc dans cette leçon, nous avons vu comment insister sur le sens d’un fi3l au moudâari3 (المُضَارِع) et d’un fi3l al amr (الأمْر) via le noun attawkiid al khafiifa (نُونُ التَّوْكِيد الخَفِيفَة) et atthaqiila (الثَّقِيلَة).
Je vous laisse apprendre votre leçon, et je vous dis à très vite in sha Allah pour un nouveau cours.

Faida concernant la règle du nèsèb
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Leçon 28/30

Faida concernant la règle du nèsèb

Durée : 2min04
Série : 30 Fawaids indispensables

As salamu 3aleykoum wa rahmatu Llahi wa barakaatuhu
C’est Nazmi, j’espère que vous allez bien.

Aujourd’hui nous allons voir une faaida dans une leçon que l’on étudie en détail dans le sârf (الصَّرْف) :

النَّسَب

Annasab (النَّسَب), que l’on peut se traduire par l’affiliation, c’est le fait de s’affilier à quelque chose ou à un lieu.

Exemples :

أ : L’Egypte se dit misr (مِصْر). Si l’on veut dire qu’une personne vient d’Egypte, on ajoute à la fin de misr (مِصْر) un yaa avec une shadda (يّ), et la dernière lettre du mot, celle qui précède le yaa (يّ), on lui met une kasra, on obtient ainsi : misriyy (مِصْرِيّ), “un égyptien”.

ب : Une personne qui vient du Yémen on dit : yamaniyy (يَمَانِيّ). C’est simple, on ajoute un yaa avec une shadda (يّ).

ت : Nous arrivons à notre faaida : si le mot se termine par un taa marbouuta (ة), par exemple : sounna (سُنَّة).
Si l’on veut s’affilier à la sounna, comment va-t-on faire ?
On enlève le taa marbouuta (ة) et on dit : sounniyy (سُنِّيّ ).

ث : De la même manière, on dira makkiyy (مَكِيّ) pour quelqu’un voulant s’affilier à la Mecque, on a effacé le taa marbouta à la fin du mot : makka (مَكَّة).

ج : Une personne originaire du Caire, Al qaahira (القَاهِرَة) finit par un taa marbouuta (ة), si il veut s’y affilier, on enlève le taa marbouuta (ة) et on dit : qaahiriyy (قَاهِرِيّ).

Voilà pour aujourd’hui, je vous dis à très vite in shaa Allah pour la prochaine leçon.

Comment reconnaître la racine d'un mot ou d'un verbe
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Leçon 29/30

Comment reconnaître la racine d'un mot ou d'un verbe

Durée : 4min20
Série : 30 Fawaids indispensables

Comment reconnaître la racine d’un verbe ou d’un mot ?

Dans les leçons précédentes nous avons expliqué des règles de conjugaison,et toutes ces règles étaient liées à la racine d’un verbe ou d’un mot. Parmi elles, si l’on ajoute certaines lettres à un verbe, cela va apporter une nuance ou un sens supplémentaire au verbe.

Mais la question que l’on peut se poser maintenant : si je rencontre un verbe qui est conjugué par exemple, comment reconnaître sa racine ? Et comment distinguer les lettres de sa racine de celles qui ont été ajoutées pour apporter une nuance à celui-ci ?

Pour cela, il y a trois méthodes.

1/ Revenir au masdar (المَصْدَر) ou au maadîi (المَاضِي)

La première méthode est de regarder le masdar (المَصْدَر) ou bien le fi3l au maadii (الفِعِلُ المَاضِي).

Exemple : le verbe yadribou (يَضْرِبُ), qui signifie “taper”, est ici au moudâari3 (المُضَارِع); il est composé des lettres : (ي) (ض) (ر) (ب).
Comment reconnaître les lettres de sa racine ? Il faut revenir a son masdar (المَصْدَر) ou au maadîi (المَاضِي).
Quel est le maadîi (المَاضِي) de yadribou (يَضْرِبُ) ? dâraba (ضَرَبَ).
On remarque que dâraba (ضَرَبَ) est composé de trois lettres, et, dans la très grande majorité, la racine d’un verbe se compose également de trois lettres.
En revenant à son masdar (المَصْدَر) on trouve dârb (ضَرْب) qui est également composé des lettres (ض) (ر) (ب).
Donc les lettres de la racine sont le dâad (ض), le raa (ر) et le baa (ب).
Au moudâari3 (المُضَارِع) le yaa (ي) de yadribou (يَضْرِبُ) a donc été ajouté, il ne fait pas partie de la racine du verbe.

2/ Revenir au singulier

Cette méthode est spécifique aux noms, quand un mot est au pluriel, on va revenir à sa forme au singulier.

Exemple : le mot aqlaam (أَقْلَام) est le pluriel de qalam (قَلَم).
Le mot aqlaam (أَقْلَام) s’écrit avec une hamza (أ), un qaaf (ق), un laam (ل), un alif (ا) et un miim (م).
Quelle est la racine de aqlaam (أَقْلَام) ? Il faut le mettre au singulier, et vous avez sa racine : qalam (قَلَم) est composé d’un qaaf (ق), d’un laam (ل) et d’un miim (م).

3/ Observer tous les dérivés d’un mot

Dernière méthode pour trouver la racine d’un nom ou d’un verbe, regardez tous les dérivés du mot :
– lorsque le verbe est conjugué
– les mots qui découlent de ce verbe-là.
Puis, cherchez les lettres qui sont présentes dans chacun des mots.

Exemple : le verbe dâraba (ضَرَبَ) se conjugue : dâraba (ضَرَبَ) yadribou (يَضْرِبُ) idrib (اِضْرِبْ) dârb (ضَرْب).
On remarque qu’il y a toujours les lettres suivantes : (ض) (ر) (ب).
Donc la racine c’est le dâad (ض), le raa (ر) et le baa (ب). Pourquoi ? car elles étaient présentes dans chacun des mots.

Résumons, il y a trois méthodes pour trouver la racine d’un nom ou d’un verbe :
– revenir au maadîi (المَاضِي) ou au masdar (المَصْدَر)
– revenir au singulier pour les noms qui sont au mouthannaa (المُثَنَّى) ou au jam3 (الجَمْع)
– regarder le verbe sous toutes ses formes, les mots qui sont en lien avec lui, et observer les lettres qui se répètent à chaque fois.

Voilà pour les trois techniques permettant de retrouver la racine d’un mot, je vous laisse les apprendre, et je vous dis à très vite pour une nouvelle leçon.

Ism az Zèmèn et Ism al Mèkèn
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Leçon 30/30

Ism az Zèmèn et Ism al Mèkèn

Durée : 4min42
Série : 30 Fawaids indispensables

As salamu 3aleykoum wa rahmatu Llahi wa barakaatuhu
C’est Nazmi, j’espère que vous allez bien.

Dans cette dernière leçon, nous allons voir une notion traitant de la construction de certains mots, elle vous permettra de comprendre plus facilement pourquoi ils se construisent de cette manière. Tel est le but des règles de conjugaison.
Ici, nous allons aborder quelques points, puis vous les verrez plus en détail lorsque vous étudierez un livre de sârf (الصَّرْف) in shaa Allah.

Notre faaida du jour concerne :

اِسْمُ الزَّمَانِ وَ اسْمُ المَكَانِ

Ism azzamaan (اِسْمُ الزَّمَانِ) se traduit par le “nom du moment”.
Pour indiquer le moment où l’action s’est produite il y a un nom, et un wazn.

Ism al makaan (اسْمُ المَكَانِ), c’est “le nom du lieu”.
Pour désigner l’endroit où l’action s’est produite, il y a également un nom et un wazn.

Il y a deux wazn (الوَزْن) pour le ism azzamaan (اِسْمُ الزَّمَانِ) et le ism al makaan (اسْمُ المَكَانِ) :
– maf3al (مَفْعَل)
– ou maf3il (مَفْعِل).
On ajoute un miim avec une fatha (مَ).
Le faa (ف) correspond à la première lettre de la racine, on lui met un soukoun (فْ).
Le 3ain (ع), qui correspond à la deuxième lettre de la racine, doit avoir une fatha (عَ), ou une kasra (عِ).
Vous saurez déterminer si l’on met une fatha ou kasra sur le 3ain (ع), en étudiant un livre de sârf (الصَّرْف) en détail, car il y a beaucoup de conditions.

Je vais ici citer quelques exemples qui vous permettront de comprendre pourquoi certains mots sont construits de telle ou telle manière.

Exemples

– (مَطْبَخ)
Le mot matbakh (مَطْبَخ), signifie “une cuisine”.
Si on lui enlève le miim (م), que nous reste-il ? Le taa (ط), le baa (ب) et le khaa (خ), et tâbakha (طَبَخَ) c’est un verbe qui signifie “cuisiner”.
Donc matbakh (مَطْبَخ), c’est l’endroit où l’on cuisine.

– (مَسْجِد)
Le mot masjid (مَسْجِد), nous savons tous qu’il signifie “une mosquée”.
Mais pourquoi appelle-t-on cela masjid (مَسْجِد) ?
Enlevons le miim (م) de masjid (مَسْجِد), quelles lettres reste-il ? Le siin (س), le jiim (ج) et le daal (د), ce sont les lettres du verbe sajada (سَجَدَ), “se prosterner”.
Donc al masjid (المَسْجِد) c’est le lieu où l’on se prosterne.

– (مَوْلِد)
Le mot mawlid (مَوْلِد), si on lui enlève le miim (م) on remarque qu’il vient du verbe woulida (وُلِدَ) qui signifie “naître”.
Donc mawlid (مَوْلِد), que l’on traduit par “anniversaire”, c’est le moment où l’on est né.

– (مَدْرَسَة)
Le mot madrasa (مَدْرَسَة), en enlevant le miim (م) il nous reste les lettres daa (د), raa (ر) et saa (س). Le taa marbouutâ (ة) a été ajouté car c’est un mot est féminin, on le retire également et on trouve ainsi le verbe darasa (دَرَسَ).
Donc madrasa (مَدْرَسَة), “une école” c’est l’endroit où l’on étudie.

– (مَلْعَب)
Le nom mal3ab (مَلْعَب), “un terrain de jeu”, vient de la3iba (لَعِبَ) qui signifie “jouer”.

Vous pouvez constater que c’est relativement simple : pour un indiquer le lieu où se fait une action, on met le verbe au wazn maf3al (مَفْعَل) ou maf3il (مَفْعِل), avec comme condition, il y en a d’autres mais vous les étudierez en détail par la suite, que le verbe soit composé de trois lettres.

Un dernier exemple : majlis (مَجْلِس), “une assise”, c’est l’endroit où l’on s’assoit, du verbe jalasa (جَلَسَ).

Avec cette dernière leçon, nous venons de terminer notre série sur les fawaaid indispensables dans la grammaire et la conjugaison. J’espère qu’elle vous a été bénéfique. Si vous souhaitez étudier la grammaire ou bien la conjugaison, je vous invite à regarder dans la description de cette leçon, et à cliquer sur le lien, afin d’être rediriger vers une des deux formations :
– le livre al aajouuroumiyya (الآجُورُومية) pour étudier la grammaire de manière plus détaillée
– l’étude d’un livre de conjugaison rassemblant plus de quatre-vingt dix pourcent de ce que vous devez savoir dans cette science-là.

Qu’Allah vous facilite l’apprentissage de cette riche et belle langue, je vous dis à très vite in shaa Allah, pour de nouvelles leçons.

Révision complète des 30 Fawaids
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Bonus

Révision complète des 30 Fawaids

Durée : 2h27mn17
Série : 30 Fawaids indispensables

Leçon 2

Révision rapide d’Ajroumiya

Ajroumiya – La Référence dans la grammaire arabe

Enseigné depuis des siècles, c’est le passage indispensable pour l’étudiant en langue arabe afin de comprendre l’arabe et dialoguer sans faire de fautes.

Ce livre constitue les bases fondamentales dans la grammaire arabe.

Pour pouvoir bien suivre cette leçon, téléchargez gratuitement ce PDF puis imprimez le :

Révisions rapides Al Ajroumiya
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Pour aller plus loin dans Al Ajroumiya :

Leçon 3

Introduction à l'analyse grammaticale

L’analyse grammaticale est un fondement dans l’étude de la langue arabe. Elle permet de comprendre le sens des mots et des phrases dans différents contextes.

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