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Quelles sont les voyelles en arabe ? Guide complet

Tout savoir sur les voyelles en arabe

– Voyelles courtes, longues, les apprendre pour lire facilement –

Définition de la voyelle en arabe

Les voyelles en arabe se nomment les harakats (حَرَكَات). À contrario du français, elles ne sont pas de lettres mais plutôt des accents sur des lettres.

La langue arabe est composée uniquement de consonnes, sur lesquelles s’apposent des accents : les voyelles.

Elles se regroupent en 3 grandes familles : les voyelles courtes, les voyelles longues et les voyelles dédoublées.

Les voyelles courtes en arabe

Les voyelles courtes en arabe sont au nombre de 4 :

  • La fatha (الْفَتْحَة) qui s’écrit بَ. Cela donne à l’oral le son « è ».
  • La kasra (الكَسْرَة) qui s’écrit بِ. Cela donne le son « i » à l’oral.
  • La damma (الضَّمَّة) qui s’écrit بُ. A l’oral on la prononce « ou ».
  • La soukoun (السُّكُون) qui s’écrit بْ. Cela s’illustre à l’oral par une aspiration de la lettre ornée de la soukoune.

A savoir qu’il ne peut pas y avoir deux voyelles différentes sur un même mot. Pour savoir quelle est la bonne voyelle à mettre, il faudra pour cela apprendre l’arabe et plus précisément la conjugaison arabe ainsi que la grammaire arabe.

En effet, la voyelle présente en fin de mot pourra modifier complètement le sens de ce dernier ou même d’une phrase. Cependant, les voyelles de base constituant les mots ne changent pas.

Il peut y avoir des modifications de voyelles sur la première lettre d’un mot dans certains cas. Voici un tableau récapitulatif :

Fathaَ
Kasraِ
Dammaُ
Soukounْ

Les voyelles longues en arabe

Les voyelles longues en arabe sont aussi appelées des prolongations ou moudoud (الْمُدُودُ). Il y en a 3 :

  • Le med bil alif
  • Le med bil waw
  • Le med bil yè

Les voyelles longues suivent les lettres qu’elles concernent. Voici trois exemples concrets pour que vous puissiez mieux comprendre :

  • Med bil alif avec la lettre ba (ب) : باب / Dans ce mot, on voit bien le alif après le premier ba.
  • Med bil waw avec la lettre noun (ن) : مؤمنون / Le waw après le noun est la prolongation dans ce mot.
  • Med bil yè avec la lettre mim (م) : مسلمين / Le yè après le deuxième mim est une prolongation.

A l’oral, les voyelles longues ont pour effet d’allonger la prononciation de la lettre lue. Par exemple, la lettre « با » ne se lit pas « bè » mais « bèè ».

Ces prolongations ne sont jamais en début de mot, mais peuvent être présentent au milieu ou à la fin d’un mot.

A savoir également, l’oubli d’une prolongation dans un mot peut changer radicalement son sens. Par la même occasion, cela aura un impact sur le sens de vos phrases.

Les voyelles dédoublées

Les voyelles dédoublées en arabe sont appelées tanwin (تَنْوينٌ). Elles sont au nombre de trois et sont toujours sur la dernière lettre d’un mot.

Il existe le tanwin avec la fatha, la kasra et la damma. Il s’agit en fait de mettre sur les lettres en question deux fois ces voyelles courtes.

Voici des exemples concrets utilisant les voyelles dédoublées en arabe :

  • Tanwin bil fatha ou fathatan. On la prononce « ène » : بَيتاً
  • Tanwin bil damma ou dammatan. On la prononce « oune » : بَيتٌ
  • Tanwin bil kasra ou kasratan. On la prononce « ine » : بَيتٍ

Ces voyelles sont apposées sur les mots indéfinis. Par exemple, si on parle de maisons en général, le mot « bayt » ne sera pas défini. On utilisera donc le tanwine.

Si par contre on parle d’une maison en particulier, le tanwin ne sera pas utilisable.

C’est une règle de grammaire arabe de base qui s’apprend notamment aux touts débuts des Tomes de Médine.

Précisions concernant les voyelles en arabe

L’utilisation des voyelles en arabe est une Science. Il ne s’agit pas seulement d’ajouter des accents comme en français pour en changer légèrement la sonorité. Les voyelles ont une place plus importantes en arabe et leurs utilisations sont apprises dans les cours de grammaire et conjugaison.

La lettre « yè » sans points ?

Dans certains cas, on trouvera en fin de mot ce type de lettre : ى. On dirait un Yè dans les deux points en dessous. Ne soyez pas perturbé, il s’agit juste d’un Alif. Il se nomme exactement « Alif Maksoura ».

Fathatan avec Alif en fin de mot

Si le mot se termine par une fathatan, on ajoute à chaque fois un Alif. Sans que cela n’ait un effet sur la prononciation.

A savoir cependant que ce Alif ne s’ajoute pas en fin de mot lorsque ce dernier se termine par un Alif Maksoura, Ta marbouta ou une Hamza.

Replay du live sur les voyelles

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